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Fraise, orange : faut-il interdire les médicaments aromatisés ?




Fraise, orange : faut-il interdire les médicaments aromatisés ?
Photo d'une pharmacie à Limoges le 19 juillet 2016.

publié le mercredi 17 août 2016 à 07h00

La députée socialiste Michèle Delaunay alerte, dans un courrier, la ministre de la Santé Marisol Touraine sur les "risques" du développement des médicaments aromatisés.

Efferalgan goût "cappuccino", Fervex à la "framboise" ou Smecta à la "fraise" : la députée PS de Gironde Michèle Delaunay tire la sonnette d'alarme dans un courrier adressé, lundi 15 août, à la ministre de la Santé Marisol Touraine. Selon elle, le développement de médicaments sans ordonnance aromatisés risque d'entraîner une "surconsommation qui peut être dangereuse". "Il n'est pas souhaitable que des médicaments pour enfants et adultes, deviennent un produit de consommation marketing avec un choix de goûts et de saveurs innovants et 'à la carte'", prévient-elle.

L'ancienne ministre du gouvernement Ayrault appelle donc les laboratoires pharmaceutiques à "cesser" le développement de "produits qui ont pour seul objet de séduire des consommateurs en dehors du seul effet thérapeutique". Elle craint que la prise de ces médicaments se banalise notamment chez les enfants. "Les médicaments sont bénéfiques pour leurs effets thérapeutiques, mais ils ont obligatoirement une toxicité quand les doses ou les indications ne sont pas observées", rappelle-t-elle.

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