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Nationalité : pensez-vous comme N. Sarkozy qu'il faille revoir le droit du sol ?




Nationalité : pensez-vous comme N. Sarkozy qu'il faille revoir le droit du sol ?
L'ancien président de la République propose la fin de l'automaticité du droit du sol.

, publié le vendredi 12 août 2016 à 07h00

En finir avec l'attribution automatique de la nationalité française par le droit du sol ? C'est ce que propose l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy dans un entretien paru dans "Valeurs Actuelles" jeudi 11 août.

En France, outre par le droit du sang - un enfant né d'au moins un parent français obtient la nationalité par filiation -, la nationalité française peut s'acquérir par le droit du sol, c'est-à-dire qu'un enfant né en France de parents étrangers devient automatiquement français à sa majorité, à condition d'avoir vécu sur le territoire au moins cinq ans depuis l'âge de 11 ans.

Nicolas Sarkozy se dit favorable à la fin de cette automaticité, sans cependant supprimer le droit du sol.

"Je veux qu'on le garde, mais pas de manière automatique", explique-t-il, prônant plutôt une "présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu'un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance".

Le député Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé a salué jeudi sur France Info cette "proposition très forte" de Nicolas Sarkozy. "L'assimilation à la communauté nationale, ça n'est pas un gros mot, ça veut dire des droits, mais ça veut aussi dire des devoirs envers la nation", a-t-il déclaré. "Un délinquant condamné à une peine de prison ne doit plus bénéficier demain du droit du sol", a-t-il ajouté.

Au contraire, Hervé Mariton, candidat à la primaire à droite, qui a lui pris position en faveur du droit du sang, a critiqué sur RTL une "demi-mesure qui ne va pas au bout des choses". "On est français parce que l'un des parents est français. On peut le devenir si on démontre son assimilation", a-t-il dit, avant d'ajouter : "Nicolas Sarkozy s'est contredit sur le droit du sol. On a besoin d'un contrat clair pour 2017".

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