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2017 : la primaire à gauche, un échec pour Hollande ?




2017 : la primaire à gauche, un échec pour Hollande ?

François Hollande à Suresnes, le 18 juin 2016. (Illustration)

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Orange avec AFP, publié le lundi 20 juin 2016 à 07h00

- C'est inédit sous la Ve République. Jamais jusque-là un président sortant ne s'était soumis à une primaire avant de se présenter à se propre succession.

De quoi l'événement est-il le signe ? À gauche, tout le monde applaudit, notamment les adversaires de François Hollande. À droite, on en profite pour dénoncer l'échec flagrant du président... Et certains vont même au-delà, estimant que le processus va "abîmer les institutions". -

Le Premier ministre Manuel Valls, lui-même candidat lors de la première primaire "ouverte" du PS en 2011, a dépeint ce processus comme une voie vers l'unité, car "il s'agit d'être au second tour" de la présidentielle. Un tel scrutin ne dévalorise-t-il pas le statut du président ? "Qu'y a-t-il de dévalorisant à retourner devant les Français, à défendre ses idées, à expliquer son action ? C'est cela, la démocratie !", a plaidé le locataire de Matignon.

"TOUT LE MONDE IMITERA LE PS"

De son côté, le numéro un du PS Jean-Christophe Cambadélis a vanté une initiative avant-gardiste dans le paysage politique français. "Le Parti socialiste a inventé la primaire (pour une présidentielle française, en 2011, ndlr), tout le monde l'a imité. Il invente la primaire pour un président sortant, tout le monde l'imitera", a-t-il parié sur Twitter.

Il y a quelques mois, l'exécutif et le Parti socialiste se montraient pourtant bien plus frileux, voire opposés pour certains, à l'idée d'une primaire. Franc-tireur, le secrétaire d'État à la Réforme de l'État Thierry Mandon avait le premier, en novembre 2014, défendu publiquement une primaire, "indispensable" à gauche pour être au second tour, dans une France en "crise démocratique". À l'époque, sa sortie lui avait valu un recadrage.

FRANÇOIS HOLLANDE REPASSE PAR "SA PETITE CASE DÉPART"

La droite, qui imitera le PS de 2011 en novembre en menant sa première primaire, a moqué un camouflet pour le président. Pour M. Hollande, repasser par "sa petite case départ" est "la manifestation de son échec", a déclaré l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Pour l'ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, "soumettre (à une primaire) la réélection du président de la République qui a géré la France et qui doit la gérer en fonction de l'intérêt général est une erreur qui abîme nos institutions et fait le jeu des partis". "Cette nuit, j'ai fait un rêve étrange : c'était François Mitterrand qui se soumettait à des primaires, c'était le général De Gaulle se soumettant à des primaires", a ironisé ce gaulliste et fils de Michel Debré, l'un des hommes clefs dans la naissance de la constitution de la Ve République.

 
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