La question du jour:

Loi Travail : le gouvernement doit-il céder ?




Loi Travail : le gouvernement doit-il céder ?
Manuel Valls et Myriam El Khomri le 25 mai 2016 à l'Élysée.

Orange avec AFP, publié le vendredi 27 mai 2016 à 07h00

Inédite sous un gouvernement socialiste depuis 1981, la mobilisation contre la loi Travail entamée le 9 mars, est montée d'un cran depuis le week-end dernier, avec l'entrée en lice des salariés des sites pétroliers et des difficultés d'approvisionnement en carburant.

Ce jeudi 26 mai, entre 153.000 et 300.000 personnes étaient encore dans les rues de France pour la 8e journée de mobilisation contre la loi Travail à l'appel de sept syndicats (CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL). Si les manifestations rassemblent de moins en moins (la semaine précédente, la CGT parlait de 400.000 manifestants dans toute la France), la mobilisation contre le controversé projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri a pris depuis peu une autre forme : les salariés des sites pétroliers ont pris part au mouvement et six raffineries sur les huit que compte la France étaient à l'arrêt ou tournaient au ralenti ce jeudi.

Conséquences : un cinquième des stations-services françaises étaient en difficulté. Par ailleurs, dix centrales nucléaires sur 19 étaient concernées par des baisses de production dans la journée à cause des grèves. Une mobilisation "justifiée" pour six Français sur dix selon un sondage Ifop pour RTL.

Pour autant, le gouvernement ne veut pas céder. Si ce jeudi matin sur BFMTV, Manuel Valls a évoqué de possibles "modifications" ou "améliorations" du projet de loi Travail, il est selon lui "hors de question de changer le cadre" du texte. Et alors que le ministre des Finances Michel Sapin évoquait sur LCP la modification de ce fameux article 2 qui consacre la primauté aux accords d'entreprise dans l'aménagement du temps de travail, le Premier ministre l'a recadré en direct assurant, qu'"on ne touchera pas à l'article 2". Depuis le Japon, François Hollande lui a donné raison.



Comme le gouvernement, la CGT ne veut rien lâcher. La confusion autour de la modification de l'article 2 a fait réagir Philippe Martinez, secrétaire général du syndicat, qui a estimé que François Hollande n'avait "plus la majorité". Selon sondage Tilder/LCI/Opinionway, 66% des Français jugent par ailleurs comme le leader syndicaliste que le gouvernement doit retirer la loi Travail.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU