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Pénurie de carburant : faut-il lever les blocages ?




Pénurie de carburant : faut-il lever les blocages ?

Une station-essence en rupture de carburant à Hazebrouk, le 22 mai 2016. (Illustration)

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Orange avec AFP, publié le lundi 23 mai 2016 à 07h00

C'est désormais l'épicentre de la contestation contre la loi Travail. Quatre des huits raffineries françaises, qui représentent près de 50% de la capacité de raffinage, sont affectées: certaines unités de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique) et Feyzin (Lyon) sont à l'arrêt, tandis que Grandpuits (Seine-et-Marne) tourne au ralenti.

Tout le week-end, les automobilistes ont pris d'assaut les pompes à essence du nord-ouest. Résultat: 1.500 stations en rupture partielle ou totale, sur 12.000 en France, selon le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies. Plusieurs départements ont pris des arrêtés limitant la distribution de carburant.

Face aux risques de pénurie, Manuel Valls a affiché sa fermeté. "Nous sommes très déterminés à ce qu'il n'y ait aucune pénurie en France", a-t-il prévenu dimanche. Depuis Tel-Aviv, en Israël, il a assuré qu'il allait "continuer à évacuer un certain nombre de sites et notamment les dépôts" de carburants".

"Nous allons continuer à évacuer un certain nombre de sites et notamment les dépôts", a promis le Premier ministre dans une interview sur BFMTV et la chaîne israélienne i24 News. "Ce mouvement n'a pas lieu d'être", a-t-il expliqué, affirmant sa "détermination à faire lever ces barrages".



"La loi travail ira jusqu'au bout de son processus parlementaire", a-t-il également promis. "Je demande à chacun de regarder la réalité, de ne pas mettre en difficulté l'économie du pays et de respecter les usagers", a-t-il lancé à l'adresse des syndicats.

Vendredi et dimanche déjà, les forces de l'ordre avaient débloqué plusieurs importants dépôts, permettant de réalimenter certaines stations, mais au risque de mettre de l'huile sur le feu.

"Hollande et Valls utilisent les mêmes méthodes que M. Sarkozy en 2010. Face à la lutte des salariés, ils envoient les forces de l'ordre pour casser les grèves", a dénoncé Philippe Martinez, promettant "une réaction à la hauteur de ce que le gouvernement fait". "Des discussions et des assemblées générales sont engagées pour amplifier le mouvement" dans le secteur, a-t-il prévenu. Jean-Claude Mailly (FO), quant à lui, s'en est remis au choix des salariés. "S'ils décident de poursuivre le mouvement, on le soutiendra", a-t-il déclaré dimanche soir.

Dans l'opposition, on dénonce la gestion de la situation par le gouvernement. "Il faut rétablir l'autorité de l'État", a affirmé le député et candidat à la primaire Bruno Le Maire, invité du Grand rendez-vous Europe1/Le Monde/iTÉLÉ, alors que la CGT et FO ont appelé les chauffeurs routiers à bloquer les raffineries et dépôts de carburants pour protester contre le projet de loi travail.



Il a également critiqué le déplacement du Premier ministre en Israël. "Le Premier ministre doit être présent dans son pays lors de situations comme celles-là. C'est une faute de M. Valls de ne pas être en France, là tout de suite", a ajouté M. Le Maire. "C'est une vraie faute", a-t-il insisté. "C'est à lui de décider quelles sont les mesures à prendre", mais "il se trouve que le Premier ministre n'est pas en France. Il est en déplacement en Israël" pour "lancer une initiative diplomatique qui en plus est une initiative mort-née", a-t-il ajouté.
 
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