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Minima sociaux : faut-il les élargir aux 18-25 ans ?




Minima sociaux : faut-il les élargir aux 18-25 ans ?
Christophe Sirugue

, publié le lundi 18 avril 2016 à 07h30

Le député PS Christophe Sirugue remet ce lundi à Manuel Valls ses propositions de réforme des minima sociaux, avec notamment une sorte de revenu minimum d'existence.

Estimant "qu'il existe un réel besoin de lisibilité de nos dispositifs, de plus d'équité, et de favoriser l'accès aux droits sociaux", le député PS Christophe Sirugue privilégie la création d'une "couverture socle commune" en remplacement des dix minima sociaux existant, qui serait accessible aux jeunes de moins de 25 ans, dans un rapport qu'il doit remettre ce lundi 18 avril au Premier ministre (et dont l'AFP a eu copie).

Dans ce cadre, le député de Saône-et-Loire place au cœur de sa réflexion "la question de l'accès des jeunes aux minima sociaux et notamment celle de l'accès des 18-25 ans au RSA". "Priver la très grande majorité des jeunes de l'accès à notre dispositif universel de lutte contre la pauvreté ne me paraît en effet plus acceptable", explique-t-il.

Une fois l'accessibilité des jeunes acquise, le rapporteur propose "trois scénarios possibles"qu'il détaille dans Libération : le premier maintient des dispositifs existants, corrigés dans leurs paramètres. Le deuxième propose de fusionner plusieurs dispositifs pour ne garder que cinq des dix minima existant dont bénéficient actuellement quatre millions d'allocataires. Le troisième, que recommande l'élu, est celui d'"une refonte en profondeur de l'architecture globale du système des minima sociaux", avec la création d'une "couverture socle commune" avec deux compléments : "une personne âgée de plus de 18 ans en situation de précarité bénéficierait ainsi d'une allocation de 400 euros, complétée selon si c'est une personne âgée et/ou en situation de handicap, ou qu'elle se trouve en situation d'insertion professionnelle" explique-t-il dans Libération, arguant que "cette solution apporte plus de clarté, de cohérence et d'égalité".

Une sorte de revenu minimum d'existence pour que "tout le monde (ait) une aide pour s'en sortir" qui a un prix. Baisser la barrière d'âge de 25 ans à 18 coûterait 3,5 milliards d'euros selon le député qui précise ne pas demander "à ce que ces mesures s'appliquent au 1er janvier 2017", mais insiste sur le fait qu'il faille étudier la question. "Acceptons à gauche de dire qu'empêcher de voir un jeune commencer sa vie dans la précarité, ce n'est pas de l'assistanat mais de l'investissement" explique-t-il.

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