Zemmour est "un diviseur" aux "propos monstrueux", dénonce Xavier Bertrand

Zemmour est "un diviseur" aux "propos monstrueux", dénonce Xavier Bertrand
Xavier Bertrand le 25 août 2021 à l'hippodrome de Longchamp à Paris

publié le lundi 13 septembre 2021 à 20h20

L'éditorialiste Eric Zemmour, potentiel candidat à la présidentielle, est "un grand diviseur", aux "propos monstrueux" sur les victimes de Mohammed Merah, a dénoncé lundi Xavier Bertrand, candidat ex-LR pour 2022.

Eric Zemmour est "le grand diviseur", qui "a eu des propos monstrueux samedi soir, en parlant des victimes de Mohammed Merah, de ces enfants, qui parce qu'ils n'auraient pas été enterrés par leurs parents en France, (...) leur attachement à la France serait en question, quelle horreur", a déclaré Xavier Bertrand sur BFM-TV.

Invité samedi de l'émission "On est en direct" sur France 2, Eric Zemmour, reprenant des propos de son livre à paraître prochainement, a fait un parallèle entre Mohamed Merah, enterré en Algérie, et les enfants juifs qu'il a assassinés devant l'école confessionnelle à Toulouse en 2012, dont la famille a choisi de les enterrer en Israël, jugeant que dans les deux cas "ils n'appartenaient pas à la France".

En matière d'immigration, Xavier Bertrand a rappelé qu'il proposerait, s'il était élu en avril 2022, "un référendum dès l'automne pour reprendre en main notre politique migratoire". "Je demanderai aux Français, s'ils sont d'accord, pour que chaque année le parlement dise, dans un débat totalement transparent, combien d'étrangers nous sommes en mesure d'accueillir et d'intégrer", comme le font le Canada ou l'Australie, selon lui.

Interrogé sur le projet d'Emmanuel Macron de créer un "contrôle indépendant" de "l'action des forces de l'ordre", le président de la région Hauts-de-France a jugé que "tout ceci est une marque supplémentaire du manque de confiance, du manque de soutien vis-à-vis de l'ensemble de nos forces de sécurité".

"Aujourd'hui, ce qui est en train de se passer, c'est que l'État ne se défend plus. Ceux qui représentent l'État, c'est-à-dire nos policiers, sont mis en cause parce qu'ils sont policiers, parce qu'ils nous protègent", a-t-il estimé, proposant "une peine de prison d'un an minimum, non aménageable", pour tous ceux qui s'en prendront physiquement à un membre des forces de l'ordre, un pompier ou un élu.

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