Xavier Bertrand sonne l'alarme face au rapprochement entre Républicains et Rassemblement national

Xavier Bertrand sonne l'alarme face au rapprochement entre Républicains et Rassemblement national
Xavier Bertrand, le 2 février 2018, à Paris

publié le samedi 08 septembre 2018 à 21h45

Le président des Hauts-de-France s'alarme du rapprochement entre Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN, ex-Front national), qui serait une "hérésie".

Alors que les ténors de la droite ont fait leur rentrée en ordre dispersé, Xavier Bertrand a accordé un entretien au Parisien où il donne l'alerte contre le "danger des (partis) extrêmes". "Le danger des extrêmes est loin d'être écarté dans notre pays", affirme le président des Hauts-de-France, qui a quitté LR au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez à sa présidence en décembre 2017.

Les Hauts-de-France sont un des territoires prisés du Rassemblement national, où la liste conduite par Marine Le Pen avait récolté 42% des voix aux élections régionales de 2015, contre 58% pour Xavier Bertrand.



Un rapprochement entre LR et le RN serait une "hérésie, un danger terrible pour notre pays", ajoute l'élu, qui se clame d'une droite gaulliste et sociale, et qui multiplie les désaccords de fond avec la ligne très droitière de Laurent Wauquiez.

Macron "ne comprend pas les territoires"

Au sujet du président de la République, Xavier Bertrand critique le "complexe de supériorité" d'Emmanuel Macron, qui "peut coûter très cher (au) pays". Le chef de l'Etat, au plus bas dans les sondages, "ne comprend pas les territoires, ne comprend pas les élus, et ne voit pas que c'est avec du dialogue et du partenariat qu'on pourrait être plus efficace pour les Français", estime t-il, l'invitant à "faire confiance aux élus, à des syndicats comme la CFDT, à ses ministres".

"Le fait qu'il ait le sentiment d'avoir raison sur tout ne peut pas durer, ça ne marche pas. Beaucoup de Français modestes pensent qu'il n'est pas un président pour eux, et les retraités savent désormais qu'il est un président contre eux", développe t-il, dénonçant un pouvoir "technocratique comme jamais", et des choix de l'exécutif "totalement déconnectés des réalités quotidiennes de nos concitoyens".

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