Xavier Bertrand pas "le mieux placé" à droite pour 2022, selon Hortefeux

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Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, le 28 septembre 2020 à l'Hôtel Matignon, à Paris
Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, le 28 septembre 2020 à l'Hôtel Matignon, à Paris
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© AFP, Alain JOCARD

, publié le dimanche 11 octobre 2020 à 15h18

L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a estimé dimanche que Xavier Bertrand, dont le nom revient avec insistance pour représenter la droite à la présidentielle, n'était pas forcément "le mieux placé" pour sortir la France de ses "graves difficultés".

"Je pense que les favoris d'aujourd'hui seront les perdants de demain", a affirmé M. Hortefeux sur Europe 1 et Cnews, alors que le retrait annoncé cette semaine de François Baroin, donné jusque-là pour favori, a immédiatement ravivé les tensions à droite dans la course à la candidature.

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui pose ostensiblement des jalons, "a fait le choix d'abandonner notre famille politique quand elle était dans la difficulté", or "notre pays connaît aujourd'hui de graves difficultés". "Pour moi, cela ne fait pas de lui le mieux placé pour nous en sortir", a expliqué l'eurodéputé LR.

"Si c'est lui, nous nous rassemblerons autour de lui, mais en revanche, il ne faut pas laisser entendre que il n'y a que lui", a-t-il ajouté, en soulignant les "très nombreux talents" qui "pourront jouer un rôle le moment venu".

Il a notamment évoqué le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau qui a "une ligne claire, sans hésitation, sans compromission et avec une très grande cohérence", ou la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse qui "ajoute une sensibilité à la fois écologique, environnementale et féministe".

L'ancien ministre sarkozyste a aussi avancé le nom du président de la région Auvergne Rhone-Alpes Laurent Wauquiez, "qui a décidé assez courageusement de prendre du recul" vis-à-vis de la politique nationale, "ce qui lui a fait considérablement gagner en humilité, en densité, en sincérité".

"Je suis sûr que son retrait d'aujourd'hui permettra son rebond demain", a-t-il ajouté.

Alors que Les Républicains doivent trouver un système pour départager leurs candidats, M. Hortefeux a plaidé pour "un dispositif qui évite le cadenassage par une instance d'un parti politique" mais en même temps "qui évite le hold-up par des gens qui fausserait le résultat".

"Le mot primaire ne me plaît pas", a-t-il ajouté.

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