Wauquiez salue le "geste d'apaisement", demande à Macron de le confirmer

Wauquiez salue le "geste d'apaisement", demande à Macron de le confirmer
Le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez (g), le 17 novembre 2018 au Puy-en-Velay

AFP, publié le jeudi 06 décembre 2018 à 14h39

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a salué jeudi le "geste d'apaisement" de l'exécutif avec la confirmation du renoncement pour 2019 aux augmentations de taxes sur les carburant, en demandant à nouveau à Emmanuel Macron de s'exprimer face aux Français.

"Dans cette période, on doit avoir une seule préoccupation: la sortie de crise. Chacun doit prendre ses responsabilités. On a besoin de paroles politiques qui appellent à l'apaisement", a déclaré M. Wauquiez sur Europe 1.

"Oui, ce qui a été annoncé par François de Rugy hier, l'annulation des hausses de taxes, est un signe d'apaisement. C'est même le signe d'apaisement qui était enfin attendu. Et il est bien qu'il arrive, même si on a beaucoup perdu de temps", a poursuivi le président de LR.

"Pour que ce message soit entendu, il faut également qu'il soit exprimé au plus haut niveau de l'État. (...) J'appelle à la responsabilité du président de la République pour qu'enfin il s'exprime lui-même, qu'il ait cette parole attendue qui vienne confirmer le signe d'apaisement qui a été envoyé enfin hier soir".

"Et j'appelle le mouvement des +gilets jaunes+, que j'ai toujours soutenu, à ce qu'ils combattent toute forme d'expression de violence samedi prochain", a poursuivi M. Wauquiez.

"Notre pays est confronté à une crise extrêmement grave et préoccupante. En ces circonstances, nous appelons à ce qu'aucun acte de violence sur les personnes et sur les biens ne puisse être commis", a écrit jeudi le chef de file des députés LR Christian Jacob dans un communiqué appelant également Emmanuel Macron "à s'adresser solennellement aux Français dans les plus brefs délais".

Le député Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué au projet, a appelé de son côté ses "compatriotes de l'Yonne" à ne pas "monter manifester à Paris samedi". "Ce qui compte plus que tout, c'est de préserver la paix civile et sauver des vies", a-t-il souligné sur Twitter, ajoutant que "la rupture avec le macronisme ne doit pas se faire par le chaos, mais par le vote".

L'Élysée craint "une très grande violence" samedi, a déclaré le palais présidentiel mercredi soir, peu après que le gouvernement avait fait un geste qu'il espère décisif en renonçant "pour l'année 2019" aux augmentations de taxes sur les carburants, revendication à l'origine du mouvement des "gilets jaunes".

"On nous dit qu'il y a potentiellement une crainte forte des forces de l'ordre qu'il y ait des incidents encore plus graves. Je ne comprendrais pas que les vraies mesures ne soient pas prises. Il faut que le président de la République adopte l'état d'urgence pour quelques jours", a dit M. Wauquiez.

"Pour moi, la question de savoir quelle conséquence après pour le Premier ministre, pour le gouvernement, pour les remaniements, ça n'est pas ma préoccupation, a-t-il ajouté. Je souhaite que nous retrouvions du calme. Je souhaite qu'on arrive à retrouver de l'apaisement. Est-ce que vous mesurez à quel point notre pays est potentiellement au bord de l'explosion ?"

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