Violences du 1er mai : nouveau procès pour Alexandre Benalla

Violences du 1er mai : nouveau procès pour Alexandre Benalla
Alexandre Benalla, à Paris, en février 2019

publié le mardi 13 avril 2021 à 13h40

La diffusion des images de coups sur des manifestants avait à l'époque provoqué un scandale politique.

Alexandre Benalla, ex-collaborateur d'Emmanuel Macron à l'Élysée, a été renvoyé en procès par le juge d'instruction chargé d'enquêter sur l'affaire des violences du 1er mai 2018 dans la capitale. Déjà renvoyé en correctionnelle pour l'utilisation frauduleuse de passeports diplomatiques et de service, Alexandre Benalla affrontera un second procès, au côté de trois autres prévenus, principalement pour des coups portés à des manifestants à Paris qui avaient suscité un scandale politique.

L'ordonnance de renvoi au tribunal correctionnel datée de lundi, quasi-conforme aux réquisitions du parquet de Paris, renvoie l'ex-chargé de mission, reconverti dans le privé, devant le tribunal correctionnel pour "violences volontaires", "immixtion sans titre dans l'exercice d'une fonction publique" ou encore "port d'arme" ou "port public d'insigne" non-autorisé.

L'ancien collaborateur du chef de l'Etat avait été identifié dans une vidéo tournée et diffusée le 1er mai. Dans ce document, Alexandre Benalla, coiffé d'un casque à visière des forces de l'ordre, s'en prend à un jeune homme à terre, sur la place de la Contrescarpe à Paris.

Alexandre Benalla est accusé d'avoir molesté des manifestants en marge du défilé du 1er Mai, non seulement place de la Contrescarpe à Paris mais aussi, depuis d'autres révélations d'août 2018, au Jardin des plantes. A son côté, son acolyte Vincent Crase, ex-salarié de la République en marche, qui figurera sur le banc des prévenus pour les mêmes infractions.
 

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