Violences contre les parlementaires LREM : 80 dégradations recensées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes"

Violences contre les parlementaires LREM : 80 dégradations recensées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes"
Les parlementaires LREM à l'Assemblée nationale, le 21 mars 2018.

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 11 février 2019 à 12h40

Une soixantaine d'élus auraient ainsi directement été touchés mais ils refusent de céder à la peur et restent mobilisés.

Plus de 80 "dégradations, exactions" visant des permanences parlementaires ou des domiciles ont été recensées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", a déclaré le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur France Info lundi 11 février.



Après Richard Ferrand, François de Rugy et Didier le Gac, c'est la maison et la mairie d'un maire près de Guingamp qui ont été dégradés le week-end dernier. "Élus tous pourri", mais aussi "collabo"ou encore "LREM corruption" ont été tagués sur les murs de ce sympathisant LREM.



Des violences visant les parlementaires LREM qui n'effraient pourtant pas les premiers concernés.

"On n'a pas peur. Je pense qu'à chaque nouvelle agression on est un peu plus déterminés", afirme la députée La République en Marche de l'Isère Cendra Motin.

Des patrouilles de gendarmes pour assurer leur sécurité

"Aujourd'hui nous sommes nombreux à avoir été pris pour cible, plus d'une soixantaine", détaille l'élue qui ajoute que les parlementaires visés portent "systématiquement" plainte afin "de ne rien laisser passer".

"Bien évidemment les gendarmes et les policiers dans le cadre de rondes et patrouilles, prennent en compte un certain nombre de domiciles et de permanences parlementaires. On ne peut pas parler de protection personnelle mais ce sont des protections par rondes et patrouilles", souligne le secrétaire d'État à l'Intérieur.

"Cela fait partie du travail de sécurité des gendarmes qui auraient bien d'autres choses à faire, je suis bien d'accord là-dessus. Il ne faut pas oublier qu'ils ont un travail à faire au quotidien et cela vient se rajouter en plus", regrette de son côté Cendra Motin.

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