Violences conjugales : "Manifestez-vous, faites le savoir!", exhorte Jean Castex

Violences conjugales : "Manifestez-vous, faites le savoir!", exhorte Jean Castex
Jean Castex, le 30 juillet 2020, à Paris

, publié le vendredi 31 juillet 2020 à 13h45

Quelques 210.000 femmes sont victimes de violences conjugales chaque année.

"La société a le devoir de vous protéger et de réprimer ce qui a été commis". Jean Castex s'est adressé à des victimes de violences conjugales à l'occasion d'un déplacement jeudi soir dans un centre d'hébergement d'urgence pour femmes et enfants mis à l'abri, en proche banlieue parisienne.

"Je suis ici ce soir pour condamner de la manière la plus ferme les violences faites aux femmes. C'est inadmissible", "nous ne pouvons tolérer cela", a déclaré le chef du gouvernement, relevant que "la lâcheté en est la cause". "Je dis à toutes les femmes 'manifestez-vous, faites-le savoir".

Accompagné de la ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno, le chef du gouvernement venait de visiter près de Paris une grande maison avec jardin qui accueille dans l'urgence des femmes victimes de violences avec leurs enfants. Cette structure associative leur propose un accompagnement spécialisé avec psychologues et éducateurs. "Ici ça marche, ça fonctionne, il faudra sans doute multiplier des structures comme celle-là. C'est le rôle de la ministre qui m'accompagne", a fait valoir Jean Castex.

Lors de la visite, la présidente de l'association gestionnaire du lieu a insisté sur la nécessité de "créer des structures dédiées pour renforcer l'accompagnement des victimes". Selon cette responsable, les demandes de mise à l'abri de femmes "explosent depuis le confinement" lié à l'épidémie de Covid-19.

Une des femmes rencontrées par Jean Castex et Elisabeth Moreno, arrivée dans ce centre il y a une semaine "en état de choc", a confié s'y sentir "en sécurité". "Ici il y a des thérapeutes, des travailleurs sociaux, je suis aidée dans mes démarches", a-t-elle détaillé. Mais "il faut changer notre façon d'agir. C'est la femme qui est victime, et c'est elle qui part" du domicile, et non le conjoint violent, a-t-elle déploré.

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