Violences après la défaite du PSG : vif échange entre Nadine Morano et un journaliste

Violences après la défaite du PSG : vif échange entre Nadine Morano et un journaliste
Nadine Morano à La Baule le 1er septembre 2018.
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, publié le mardi 25 août 2020 à 14h50

L'eurodéputée était invitée sur BFMTV lundi soir, pour commenter les incidents de la veille à Paris. Alors qu'elle accusait des "mineurs non accompagnés" qu'il faudrait, selon elle, "renvoyer dans leur pays d'origine", le présentateur Maxime Switek a souligné qu'aucune information sur l'origine des suspects n'avait été dévoilée. 

Plus de 150 personnes, dont un tiers de mineurs, ont été interpellés, dimanche soir à Paris, après les violences et dégradations qui ont suivi la défaite du PSG en Ligue des Champions.

Les heurts ont opposé jusque dans la nuit les forces de l'ordre et des groupes de jeunes, notamment autour du Parc des Princes, le stade du PSG, et de l'avenue des Champs-Élysées, où des voitures ont été incendiées et des magasins vandalisés.




Seize agents des forces de l'ordre ont été blessés, 12 magasins attaqués, une quinzaine de véhicules dégradés, a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, en dénonçant "la sauvagerie de certains délinquants". 

"Cette racaille, il faut la mater"

Plusieurs responsables de la droite se sont indignés de cette flambée de violence, pointant du doigt le gouvernement. Parmi eux, Nadine Morano, invitée sur BFMTV lundi 24 août. 

"Ces jeunes, ce sont de la racaille. Et cette racaille, il faut la mater. Il faut faire ce qu'il faut en terme de réponse pénale. Quand ils sont mineurs non accompagnés, c'est dommage : la France ne les renvoie pas dans leur pays d'origine !", a lancé l'eurodéputée, aussitôt reprise par le journaliste Maxime Switek : "Là pour le coup, ça n'a rien à voir avec ce qui s'est passé hier soir", lui a-t-il répondu, "ou alors vous avez des informations qu'on n'a pas". 

Un peu plus tard, Nadine Morano a répété qu'il fallait "renvoyer dans leur pays d'origine" ces "mineurs non accompagnés" . "Ça n'a rien à voir avec le profil des personnes qui ont été interpellées hier soir", lui a encore répondu le journaliste. 

"Vous êtes journaliste ou procureur ?"

"C'est vous qui m'avez invitée, j'ai été harcelée pour faire BFM ce soir", s'est alors emportée l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. "Je suis au tribunal ? Vous êtes journaliste ou vous êtes procureur ?", s'est-elle indignée. 

"Je vous pose des questions", lui a répondu Maxime Switek. "Vous ne posez pas des questions, vous donnez votre opinion", lui a-t-elle rétorqué. "Au cours de vos reportages, vous avez dit vous-même qu'un tiers de ceux qui ont été interpellés sont des mineurs et on sait très bien qu'aujourd'hui on a un problème, et vous le voyez sur toutes vos images", a poursuivi l'eurodéputée. 

"Ça ne me dérange pas de dire la vérité aux Français"

"Vous faites un glissement entre les mineurs arrêtés hier effectivement et mineurs non accompagnés qui viendraient de l'étranger, ça n'a rien à voir", a insisté le journaliste. 

"Ça vous dérange, ça m'est égal que ça vous dérange, je sais que vous voulez être dans le déni. Mais moi ça ne me dérange pas de dire la vérité aux Français", s'est encore défendue Nadine Morano. 

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