Violences à Paris : Emmanuel Macron "furibard"

Violences à Paris : Emmanuel Macron "furibard"
Emmanuel Macron le 18 mars 2019 à l'Élysée.
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Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 20 mars 2019 à 15h00

Face au regain de violences lors de l'acte 18 de la mobilisation des "gilets jaunes", le chef de l'État s'en est pris "un peu à tout le monde", notamment à son Premier ministre, qui était injoignable une bonne partie de l'après-midi, révèle Le Canard enchaîné.

Alors que la mobilisation était en baisse, une nouvelle flambée de violence a marqué samedi 16 mars sur les Champs-Élysées la 18ème journée d'action des "gilets jaunes", poussant Emmanuel Macron à écourter son séjour à la montagne pour revenir en urgence à Paris. 



"Il suffit que je fasse un break de 24 heures pour que la maison ne soit pas tenue", a déploré le chef de l'État à son retour, affirme Le Canard enchaîné ce mercredi 20 mars."Le chef de l'État, déchaîné devant ses conseillers, s'en est pris un peu à tout le monde aux 'incapables' comme aux 'dilettantes'", écrit le palmipède, qui précise que selon ses proches il était "furibard".




Emmanuel Macron visait notamment son Premier ministre Édouard Philippe. Ce dernier était en effet injoignable une bonne partie de la journée de samedi, selon l'hebdomadaire satirique. "(Christophe) Castaner m'a dit qu'il avait essayé de le joindre une bonne dizaine de fois", se serait plaint le président.

"Je vous conseille de vous mettre sérieusement au travail"

Le chef du gouvernement a finalement fini par réapparaître en milieu d'après-midi, pour se rendre auprès des forces de l'ordre sur les Champs-Élysées, aux côtés du ministre de l'Intérieur. En attendant d'avoir de ses nouvelles, ce dernier "quelque peu paniqué par la tournure prise par les événements", aurait contacté à plusieurs reprises le locataire de l'Élysée.

"Entre les images du ski, celles de la boîte de nuit (de Christophe Castaner, ndlr) et celles de Paris qui brûle, le choc des images est désastreux", aurait regretté le président devant ses conseillers, fustigeant une "riposte policière pas à la hauteur". "La responsabilité du gouvernement est clairement engagée. Rien ne peut expliquer que, pendant des heures, les Champs-Élysées aient été laissés à des voyous", aurait-il insisté. Selon lui, ces "bandes de voyous et de factieux (...) sont hors de portée des arguments. Un mort, c'est ce qu'il cherchent pour trouver un second souffle, mais le maintient de l'ordre est désormais impératif."

Toujours selon Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron a également vivement critiqué la stratégie du maintien de l'ordre mise en place le week-end dernier lors du point de situation à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur . "Vous n'avez rien d'autre à me proposer qu'un dispositif conçu en décembre que vous négligé d'appliquer aujourd'hui", aurait-il lancé à Édouard Philippe, Christophe Castaner, Laurent Nuñez (secrétaire d'État auprès de l'Intérieur) et Nicole Belloubet (ministre de la Justice), avant de les mettre en garde : "Je vous conseille de vous mettre sérieusement au travail"
 

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