Violences à Nantes : "Le signe d'une exaspération", selon Jean-Luc Mélenchon

Violences à Nantes : "Le signe d'une exaspération", selon Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon à Madrid, le 2 juillet 2018.
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, publié le dimanche 08 juillet 2018 à 13h21

VIDÉO - "Le point de départ, c'est une population qui est maltraitée", a estimé le leader de la France insoumise.

Alors que la tension commence à retomber dans les quartiers sensibles de Nantes, après la mort d'un jeune homme tué dans un contrôle de police, Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche 8 juillet que les violences résultent de "l'exaspération" d'une "population maltraitée".



"Je suis contre la violence, je suis contre toutes les violences, mais je ne veux pas qu'on m'utilise pour faire le chien de garde" et stigmatiser les émeutiers des quatre dernières nuits, a déclaré M. Mélenchon au Grand Rendez-vous d'Europe 1-Les Echos-CNews.

"Le point de départ c'est une population qui est maltraitée et qui ensuite se trouve confrontée à des forces de l'ordre exténuées, trop armées, et (qui) en viennent à des gestes qu'ensuite toute la profession déplore", a-t-il précisé. Pour le député des Bouches-du-Rhône, le jeune homme tué, qui était recherché par la police, "ne méritait pas de mourir", et le policier auteur du coup de feu mortel "a gravement manqué à son devoir".

"Il faut voir les enchaînements qui conduisent" aux violences, a-t-il ajouté. "Pourquoi un homme jeune, qui est un policier, en vient à tirer sur un autre homme jeune parce qu'il a peur, parce qu'il y a trop d'heures qui sont faites, parce qu'il y a trop d'armes qui circulent, et trop de facilitation de l'idée de légitime défense".



"Quand on est dépositaire de l'autorité publique, de la violence légitime de l'État et qu'on est armé, on a un devoir particulier, on n'est pas dans un rodéo, on n'est pas dans un roman de cowboys", a ajouté M. Mélenchon.

"Premièrement (le policier) a tiré (...) deuxièmement il a menti, et qui sont ceux qui ont menti avec lui et qui étaient là et qui ne l'ont pas dit ? Vous comprenez pourquoi, après, vous avez des explosions de violence par des gens qui sont outrés par une telle accumulation", a-t-il encore déclaré, se refusant à faire "du maintien de l'ordre idéologique et moral".

"Je continue à considérer que quand les gens sont moins malheureux, ils sont moins méchants", a-t-il conclu.

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