[VIDEO] : Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de François Hollande

par LCP

C’est la deuxième conférence de presse de François Hollande depuis son élection. Il avait promis d’en tenir une tous les six mois, promesse respectée mais s’il convoque les journalistes à l’Élysée, comme son prédécesseur, chose qu’il avait pourtant prévue de bannir.

Dans son propos liminaire de quarante minutes au lieu de vingt annoncées, François Hollande est revenu sur la première année de son quinquennat. Il a mis en avant "le sérieux budgétaire" de sa politique, "le pacte de compétitivité", la "maîtrise de la finance" et l’accord sur la sécurisation de l’emploi.

Il a ensuite exposé son cap pour l’avenir, qu’il définit notamment au niveau européen. Il préconise un "gouvernement économique en Europe", sorte d’union politique dotée d’un président. Il devra par exemple engager la convergence sociale et lutter contre la fraude fiscale.

A propos de l’inversion de la courbe du chômage, promise en début de mandat : il ne revient pas sur cette hypothèse : "Je m’y tiens" a-t-il dit en prévoyant d’élargir le domaine des contrats d’avenir et de génération.

Parmi les annonces, il a, sans en donner le contour, annoncé que "le silence administratif" aurait désormais "valeur d’autorisation", dans certains cas seulement. A propos du droit de vote des étrangers promis pendant la campagne, le président soumettra cette question au Parlement "après les municipales".

Sur la forme, c’est un président plus déterminé, plus offensif qui s’est présenté devant les journalistes. Il a d’ailleurs qualifié l’an II de sa présidence d’"offensive". Il a répondu à toutes les questions, souvent avec un trait d’humour. Il a écarté tout remaniement pour le moment et a réaffirmé sa confiance à Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Chrisitiane Taubira.

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