Reportages : Revoir les voeux aux partenaires sociaux !

par LCP

Le Président de la République présente ses vœux aux partenaires sociaux ce jeudi à 17h. Pour la première fois, la CGT ne se rendra pas à l’Elysée. La centrale syndicale a choisi de boycotter la cérémonie. Elle dénonce "l’intransigeance" et le "dédain" de l’Elysée lors du débat sur la réforme des retraites.

La centrale de Montreuil a créé la surprise mercredi en annonçant son refus de s’afficher à ces voeux aux syndicats, au patronat et aux associations.

La CGT affirme ne pas vouloir participer à un "simulacre" après le conflit des retraites, marqué à ses yeux par "l’intransigeance" et le "dédain" de l’Elysée.

Avant même l’annonce de la CGT, cette réception s’annonçait plombée par les médiocres relations qu’entretiennent syndicats et gouvernement, aggravées par le conflit des retraites.

Les syndicats dénoncent aussi "les ponctions régulières de l’Etat" sur les fonds qu’ils gèrent paritairement (formation professionnelle etc.), dans un contexte morose, marqué par les restrictions budgétaires.

Tous les autres syndicats jugés représentatifs (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) ont confirmé mercredi qu’ils iraient, eux, aux voeux du président, invoquant souvent le respect de la "tradition républicaine".

Hasard du calendrier, ces voeux surviennent au moment où ressurgit le débat sur l’hypothèse d’une refonte des 35 heures, qui sème la pagaille à droite après avoir provoqué le zizanie à gauche, lorsque Manuel Valls, candidat aux primaires socialistes, a ressorti l’idée des placards. Favorable à la mort de ce symbole des années Jospin, le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé s’oppose au ministre du Travail Xavier Bertrand, qui ne souhaite pas y toucher.

Chaque camp se targue d’avoir le soutien de Nicolas Sarkozy. Qui pourrait profiter de l’occasion de ces voeux pour dire lui-même ce qu’il en pense.

Aurélie Marcireau ( avec AFP)

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