PolitiqueS : PolitiqueS : Roland Dumas

par LCP

RENDEZ-VOUS :

Invité :

Roland Dumas, avocat, ancien ministre des Affaires étrangères, ancien président du Conseil constitutionnel

CONFRONTATIONS :

Thème : « Mondial au Brésil : la coupe est pleine ! »

Invités :

Pierre-Louis Basse, journaliste sportif et écrivain Sergio Coronado, député écologiste des Français établis hors de France (Amérique latine et Caraïbes), vice-président du groupe d’amitié France-Brésil Elcio Ramalho, journaliste à RFI (service Amérique latine)

REGARDS :

Invité :

Olivier de Ladoucette, psychiatre et gériatre à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, président de la Fondation IFRAD pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Déclarations de Roland DUMAS

A propos de François Mitterrand : « Très tôt il m’a demandé de faire des choses, qui n’étaient pas anormales mais qui quand même étaient limites (…) j’étais un conseiller, un émissaire, c’est-à-dire que toutes les conversations secrètes c’était moi. (…) Mitterrand me demande d’aller voir Kadhafi, car j’étais fait pour ça me disait-il, c’est-à-dire que j’avais le sens du secret (…) Vous savez, quand il y a eu la campagne de ce fou d’Edern-Hallier, Mitterrand ne voulait pas que le livre paraisse. Et moi j’ai fait ce qu’il fallait. On a saisi le manuscrit, et les gens l’ont détruit, c’est l’équipe qui s’en est chargé. Ils se sont débrouillés ».

A propos du Traité de Rome : « J’ai voté contre le Traité de Rome. Vous dites à un jeune homme qui a 30 ans et qui en avait 20 quand son père a été fusillé par les nazis, de se mettre dans la même armée qu’eux, non. Même Jean Monnet me disait qu’il aurait été mieux de commencer par la culture et non par l’armée »

A propos de la vie politique aujourd’hui : « Aujourd’hui je trouve que tout est relâché, il n’y a plus de convictions, il n’y a plus de combats sacrés. (…) Par moment il se relâche [F.Hollande]. Bon, je ne veux pas m’énerver là-dessus (…) j’ai été dans la lignée du gaullo-mitterrandisme, les orientations fixées par le Général de Gaulle sont reprises par tous les Présidents de la République et Mitterrand en tête, donc voir ça aujourd’hui filer sous l’aile des Américains et l’OTAN, où on est là avec le petit doigt sur la couture du pantalon, je me dis c’est pas nous ça ! Mais après tout c’est peut-être ce qu’il faut faire, je ne critique pas. (…) je lui reproche un peu ça à mon successeur [Laurent Fabius]mais bon. ».

A propos de la Syrie : « on ne donne pas un rendez-vous au Secrétaire d’Etat américain pour lui dire vous savez on vous en voudra et on ne vous pardonnera jamais de ne pas nous avoir suivi en Syrie… qu’est ce que ça veut dire

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