«Les Républicains» : un nom qui divise encore l’UMP

par Libé Zap

Les 28 et 29 mai prochain, les militants UMP auront l'occasion de voter le nouveau nom proposé par Nicolas Sarkozy aux militants. Ceux à jour de cotisation le 31 décembre 2014, soient environ 210 000 personnes, seront appelés à trancher entre l'UMP ou «Les Républicains». «Il est important que les militants puissent se prononcer sur le futur nom du parti», rappelle Alain Juppé.

Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro 2 de l'UMP, a rappelé lundi soir à Lyon que «la logique, c'est de changer de nom.» Et, pour convaincre, la vice-présidente déléguée de l'UMP sort le grand jeu, affirmant que le nom de l'UMP «a été abîmé par la guerre des chefs, la guerre des clans, par la question des affaires». Un jugement approuvé par l'ancien Premier ministre, qui déclare que «le mot de "républicain" ne peut pas faire l'objet d'opposition». François Fillon, interrogé sur RTL mardi matin, a assuré qu’il ne votera pas «contre la République».

Un avis que semble partager le député européen, Brice Hortefeux, qui se déclare lui aussi «pour» le nouveau nom. «Les Républicains» signifie pour lui «le mérite, la laïcité [et] l'effort d'unité». Très attaché à ces «valeurs», l'ancien ministre de l'Intérieur les «pla[ce] au-dessus de tout». Mais, ce changement de nom représente un enjeu majeur pour Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, qui respecte désormais la condition imposée par Christian Estrosi. Le maire de Nice assure avoir «soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP parce qu'une des conditions qu’[il] je fixai[t] dans [s]on soutien [...], c'est de transformer l'UMP, le démocratiser et le changer d'appellation», révèle-t-il sur France 2.

Du son côté, Eric Ciotti se dit «très favorable». Pour le député des Alpes-Maritimes, «réclamer et s'identifier aux valeurs de la République, au moment où elles nous font si cruellement défaut, sont un message d'espoir et de volonté.» Si l'on en croit les apparences, ce nouveau nom fait l'unanimité. A l'exception de Xavier Bertrand qui anticipe les critiques au niveau de la ressemblance avec le parti républicain américain présidé par Reince Priebus. «Moi, j'aurai préféré "Les Populaires"», déclare le maire de Saint-Quentin avant d'ajouter que «"Populaire", cela veut dire que ça rassemble tout le monde».

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