François Villeroy de Galhau assure être "un homme droit"

par LCP

"J’ai mes limites comme chacun, mais je suis un homme libre et je suis un homme droit". Mardi, François Villeroy de Galhau est auditionné par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Candidat proposé par l’Elysée pour le poste de gouverneur de la Banque de France, cet énarque, polytechnicien, inspecteur des Finances, a été de décembre 2011 à mai 2015 directeur général délégué du groupe BNP Paribas.

Un passé susceptible d’entraîner des conflits d’intérêts, selon près de 150 économistes qui ont demandé aux parlementaires de s’opposer à cette nomination. A l’unisson, Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, a estimé que cette nomination "suscite bien des interrogations".

"J’ai renoncé définitivement à tous mes droits financiers"

"La question (de mon) indépendance est naturellement légitime et je l’ai prise très au sérieux", a affirmé François Villeroy de Galhau aux députés. "J’ai d’abord voulu garantir qu’il n’y aurait jamais de situation de conflit d’intérêts (…) Je n’aurais plus aucun intérêt présent ni différé dans BNP Paribas ni dans aucune autre banque ou institution financière."

Pour cela, l’inspecteur des Finances assure avoir "renoncé définitivement à tous (ses) droits financiers" (stocks-options, plan d’intéressement…) et s’engage, "à titre de précaution supplémentaire", "à ne participer à aucune décision individuelle d’aucune sorte concernant BNP Paribas dans les deux ans suivant (son) départ".

Après l’audition de François Villeroy de Galhau, la commission des Finances se prononcera par un vote. La commission des Finances du Sénat en fera de même dans la foulée. Un vote négatif de 3/5 des parlementaires barrait la route du candidat de l’Élysée au poste de gouverneur de la Banque de France. Une issue peu probable.

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