Évènements : Discours de Nicolas Sarkozy à l'OCDE

par LCP

Discours de Nicolas Sarkozy devant les organisations agricoles et paysannes de 75 pays, au siège de l’Organisation de Coopération et du Développement Economique (OCDE).

Un an après avoir sauvé la Grèce, l’Europe est à nouveau engagée dans une course contre la montre pour boucler un second plan d’aide censé éviter la banqueroute du pays, en pleine crise politique et sociale, et une contagion au reste de la zone euro.

Tour à tour jeudi, le président français Nicolas Sarkozy et le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn sont montés au créneau pour exhorter au compromis.

Le premier, qui voit la chancelière allemande Angela Merkel vendredi, a demandé de "faire preuve d’esprit de responsabilité et du sens des compromis", car "il faut défendre notre monnaie unique".

Le second a appelé "tous les décideurs de l’UE (…) à dépasser les différences qui subsistent et à arriver à un accord responsable en ce moment critique".

Depuis des semaines, les Européens se déchirent sur les modalités d’une nouvelle aide à la Grèce, qui devrait tourner autour de 100 milliards d’euros après déjà 110 milliards promis l’an dernier, et particulièrement sur les moyens de faire participer les banques créancières du pays à l’effort : l’Allemagne l’exige, alors que la Banque centrale européenne pose des conditions.

Or, le temps presse car Athènes a besoin d’argent frais en juillet. Faute de pouvoir parvenir à un accord global comme espéré d’ici fin juin, Olli Rehn a évoqué un scénario en deux temps.

Les Européens vont tenter de s’entendre sur un nouveau plan d’aide d’ici une réunion prévue le 11 juillet. Toutefois, selon un diplomate européen, un accord détaillé pourrait devoir attendre "au plus tard" septembre.

Dans l’immédiat, les pays européens décideront dans les prochains jours de débloquer la prochaine tranche des prêts promis l’an dernier à Athènes avec le Fonds monétaire international. En espérant que ce dernier, qui conditionne ses versements à des assurances sur le financement à moyen terme de la Grèce, accepte de suivre.

La situation politique en Grèce complique encore la donne : le Premier ministre socialiste Georges Papandréou est confronté à une fronde dans son propre parti et doit remanier son gouvernement pour permettre le vote au Parlement d’un nouveau plan d’économies et de privatisations sans lequel les Européens et le FMI lui couperont les vivres.

Les pays de la zone euro ont encore échoué mardi à s’entendre sur la façon de faire participer à l’aide les banques, assureurs et autres créanciers privés de la Grèce.

Berlin, qui rechigne à faire payer les seuls contribuables, est soutenu notamment par les Pays-Bas, l’Autriche ou la Slovaquie.

La Banque centrale européenne, suivie par la Commission et la France, insiste pou

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