Ça Vous Regarde - Le débat : Rigueur : pourquoi le gouvernement brise le tabou ?

par LCP

Le ralentissement de l'activité mondiale et la récession européenne n'épargnent pas la France : le taux de croissance à été revu à la baisse par le gouvernement, de 1.75% à 1%. La majorité doit dégager 6 à 8 milliards pour boucler le budget de l'Etat. Après une réunion d'arbitrage à l'Elysée réunissant les ministres du Budget, de l'Economie et le Premier ministre samedi 5 novembre, François Fillon doit annoncer aujourd'hui à midi les mesures du nouveau plan d'austérité suite au conseil des ministres extraordinaire de ce matin.



Plusieurs pistes sont envisagées : l'accélération de la réforme des retraites, Matignon pourrait repousser l'âge légal de retraite à 62 ans dès 2017 au lieu de 2018, comme prévu initialement. Les prestations sociales, aides au logement, minima sociaux, allocations familiales... pourraient ne plus être indexées sur l'inflation, les réduisant ainsi mécaniquement. La Sécurité sociale va également être mise à contribution. Le doute demeure sur la hausse de la TVA dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration. Après avoir été reçu vendredi par Valérie Pécresse, les représentants du Synhorca (syndicat national de l'hôtellerie, de la restauration et des cafetiers) entendent négocier fermement une telle hausse. Autre piste évoquée : rétablir l'impôt sur les sociétés en imposant davantage les grandes entreprises.



François Hollande a critiqué ce matin le plan d'austérité, évoquant son manque de « sens », l'improvisation dans lequel il a été bâtit et le manque de justice sociale. Il appelle à une austérité frappant les plus riches et à une nouvelle fiscalité qui ponctionne davantage les hauts revenus.



Le nouveau plan de rigueur suffira-t-il à rassurer les agences de notation ? La France gardera-t-elle son triple A ? Qui paiera la facture ? Le gouvernement étouffera-t-il la croissance à force d'austérité ?



Invités :

+ Henri Sterdyniak, professeur d'économie à Paris-Dauphine.

+ Liêm Hoang-Ngoc, secrétaire national adjoint à l'économie.
+Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre aux solidarités et à la cohésion sociale

+Michel Rousseau, économiste, président de la fondation Concorde.



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