Ça Vous Regarde - Le débat : Migrants de Calais : la France dans l’impasse

par LCP

« La tension monte tous les jours » : c’est une des raisons qui ont poussé Natacha Bouchart, la maire de Calais confrontée à la nouvelle vague d’arrivée de migrants et les nombreux affrontements, a annoncé la création d’un centre d’accueil de jour pour janvier. Bernard Cazeneuve était en visite dans la ville au début du mois de novembre pour rencontrer les élus et associations sur place. Ces dernières, dont Emmaüs France, qualifient ce nouveau centre de « ghetto », et dénoncent une volonté «  d’éloigner migrantes et migrants du centre de la ville et de les assigner à l’invisibilité ». Le ministre de l’Intérieur a également rappelé l’arrivée de 100 hommes supplémentaires, portant le total police et gendarmerie à 450. Les forces policières doivent apaiser une cohabitation tendue entre les habitants et les migrants toujours plus nombreux à vouloir rejoindre la Grande-Bretagne : ils sont aujourd’hui entre 2 200 et 2 300 à Calais.

Le préfet de région, Denis Robin, explique la situation explosive par un changement des habitudes des migrants qui « agissent toute la journée et directement sur l’enceinte portuaire : ils se regroupent en très grand nombre pour essayer de monter dans les camions ».

Ces migrants, qui viennent majoritairement de Syrie, d’Erythrée, d’Ethiopie ou de Libye rejoignent la France principalement via l’Italie. Un argument pour le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, pour remettre en cause l’espace Schengen « en le dotant d’outils plus fermes pour lutter contre cette immigration irrégulière. Il faut changer radicalement de politique migratoire ! La France doit être moins attractive, moins généreuse en termes sociaux ».

Ce nouveau centre d’accueil a-t-il plus d’avenir que celui de Sangatte, fermé en 2002 ? Doit-on remettre en question l’espace Schengen ? Comment limiter le flux des migrants tout en offrant un accueil décent ?

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