Ça Vous Regarde - Le débat : François Hollande : jusqu'ici tout va mal !

par LCP

Un gouvernement dans le chaos, un Président qui voit sa côte de popularité chuter à un seuil frôlant l’exploit, une crise économique ingérable, la tourmente Cahuzac emporte tout sur son passage…

Près d’un an après son arrivée au pouvoir, difficultés et coup durs se succèdent et fragilisent François Hollande. Les aveux de Jérôme Cahuzac après un mensonge qui marquera le quinquennat, concernant la possession d’un compte en Suisse ont attisé les foudres des politiques comme des Français. Le chef de l’Etat a même battu le record d’impopularité jamais obtenu par un président de la Ve République : il obtient 70% d’opinions défavorables et perd 5 points ce mois-ci, d’après un sondage IPSOS/Le Point réalisé trois jours après les révélations de Jérôme Cahuzac.

Un mal pour un bien ? Depuis l’affaire Cahuzac, François Hollande multiplie les déclarations et les interventions télévisées et a annoncé hier les premières dispositions d’un projet de loi sur la moralisation de la vie politique qui sera proposé le 24 avril en Conseil des Ministres. Au programme, des mesures chocs : création d’un « parquet financier », « contrôle des déclarations de patrimoine des ministres et des élus », interdiction de cumul d’un mandat parlementaire avec certaines activités…

Une volonté novatrice et réformatrice que l’on reproche au président de ne pas appliquer suffisamment à sa politique économique. Depuis onze mois, la croissance française est quasi-nulle, le déficit public supérieur à 3% et le taux de chômage en constante hausse. Mais malgré les déclarations de deux ministres de Bercy, Benoit Hamon et Arnaud Montebourg, qui dénoncent ouvertement le « sérieux budgétaire qui tue la croissance », François Hollande et Jean-Marc Ayrault refusent de changer de cap. Aquillino Morelle, le conseiller politique du président, a même assuré qu’ « il n’y a aucun tournant économique à attendre ».

Le président Hollande acceptera-t-il d’abandonner sa politique d’austérité ? Après les réformes politiques, mènera-t-il les réformes économiques nécessaires pour sortir le pays de l’impasse ? Parviendra-t-il à reprendre la main et à remonter dans les sondages ?

Arnaud Ardoin en débat ce soir avec ses invités :

 Gilles Finchelstein, Directeur général de la Fondation Jean-Jaurès

  François Patriat, Sénateur PS de la Côte-d’Or et président du Conseil Régional de Bourgogne

 Jean-Sébastien Ferjou, Directeur de la publication d’Atlantico

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