Ça Vous Regarde - Le débat : Départ de Christiane Taubira : la gauche mise à mort ?

par LCP

Après un mois d’hésitation, la ministre de la Justice Christiane Taubira a remis mercredi sa démission au chef de l’Etat. Le gouvernement avait choisi le 23 décembre de retenir la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français condamnés pour terrorisme.

La garde des Sceaux est restée fidèle à ses « engagements » et a préféré claquer la porte. Elle avait marqué son opposition en enterrant la déchéance de nationalité sur la radio algérienne Chaine 3. La ministre retrouve ainsi la bande des trois frondeurs sortis de l’exécutif : Benoit Hamon, Arnaud Montebourg et Cécile Duflot.

Hier, lors de ses vœux à la presse, Manuel Valls lui a rendu hommage et lui a adressé une réponse sans ambiguïté : « Résister, ce n’est pas fuir ». Le départ de la garde des Sceaux rebat les cartes à gauche. Il intervient juste avant le remaniement du gouvernement prévu mi-février. Depuis, François Hollande est resté silencieux, preuve de sa sidération. L’appel pour une primaire des gauches et des écologistes lancé début janvier apparait comme une nouvelle menace pour le candidat naturel à la présidentielle de 2017. Christiane Taubira serait déjà pour certains la candidate idéale. Aurélie Filippetti estime qu’elle « peut rassembler largement ». Comment le chef de l’Etat peut-il faire face à la nouvelle alternative de gauche ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde.

Invités :

 Marc Endeweld, grand reporter à Marianne et auteur de L’Ambigu Monsieur Macron (éd. Flammarion, 2015).

 Laurent Bouvet, politologue et professeur de sciences politiques à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

 Philippe Doucet, député PS du Val-d’Oise.

 Paul-François Paoli, chroniqueur au Figaro et auteur de Quand la gauche agonise (éditions du Rocher, 2016).

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