Audition de Michel Gonelle : le résumé en vidéo !

par LCP

Michel Gonelle est passé mardi soir devant la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac. Ancien maire de Villeneuve-sur-Lot, Michel Gonelle est le détenteur de l’enregistrement qui a fait tomber l’ancien ministre du Budget après les révélations de Médiapart

Interrogé pendant plus de deux heures, Michel Gonelle a tenté d’expliquer aux députés pourquoi il n’a pas révélé l’enregistrement qu’il détient depuis 2001 : "pour ne pas polluer le débat dans la campagne des municipales", justifie d’abord l’avocat. Et pour éviter "une action en diffamation" parce qu’il ne "savait pas si le compte était déclaré ou non" (ce n’est pas précisé dans l’enregistrement sonore) même si le propriétaire du message dit avoir eu des "présomptions".

En décembre 2012, après les révélations de Médiapart, l’ancien maire de Villeneuve-sur-Lot est "sous pression". Il assure avoir voulu alerter la présidence de la République. Il contacte Alain Zabulon, directeur de cabinet de François Hollande, qu’il connaît depuis longtemps. Il veut lui remettre un courrier pour le président de la République. "Je n’avais aucun doute sur cet enregistrement" assure l’ancien député-maire.

Selon lui, Alain Zabulon n’a "pas eu le temps de lui parler" pour cause "d’arbre de Noël de l’Élysée". Le conseiller à l’Élysée promet de rappeler, et ordonne, à propos de la lettre "ne faites rien, attendez que je vous rappelle". Il rappellera mais sera retenu au téléphone par une autre conversation. "J’attends toujours" l’appel explique Michel Gonelle. Il dit apprendre par "coupures de presse" notamment le Monde.fr et l’AFP que l’Élysée lui conseille de "remettre à la justice les éléments" et que ses propos sont "confus".

Autre question cruciale dans cette audition : pourquoi avoir donné au juge Bruguière, candidat contre Jérôme Cahuzac en 2007 un exemplaire des deux enregistrements ? "Je lui ai fait confiance" assure l’auditionné, "en tant qu’ancien juge antiterroriste".

Au long de l’audition, l’avocat a redit qu’il était le détenteur mais pas "la source de Mediapart".

La commission d’enquête, présidée par Charles de Courson a convenu d’auditionner le juge Bruguière.

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