AFP : Accoyer parle de "guerre" si la gauche gagne et suscite l'indignation

par LCP

"2012 sera une année de vérité, notre pays est à l'heure des choix. Il peut soit poursuivre une politique courageuse de modernisation et de restauration de notre compétitivité, soit exhumer un programme archaïque et utopique" a déclaré M. Accoyer lors de ses voeux à la presse."Ne nous y trompons pas : si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre", a ensuite affirmé le président de l'Assemblée.Cette référence implicite à une éventuelle victoire de la gauche à la présidentielle a entraîné une cascade de réactions indignées dans l'opposition.Le chef de file des députés socialistes Jean-Marc Ayrault, parlant d'une "déclaration qui dépasse l'entendement", a demandé que M. Accoyer "retire ses propos et présente ses excuses".Bernard Accoyer a alors tenté d'apaiser la polémique en affirmant à la presse que "ses propos avaient été tronqués ou déformés" et qu'ils s'appliquaient "quelle que soit la majorité qui sera en place à l'issue des prochaines échéances électorales"."Si on laissait la France s'enfoncer dans les déficits, si on laissait la France refuser les réformes indispensables de structures dont elle a besoin, les conséquences économiques et sociales d'un tel manquement pourraient être comparables à celles d'une guerre", a-t-il expliqué.Une argumentation réfutée par M. Ayrault, qui dans une lettre au président de l'Assemblée, a souligné que "la phrase que nous incriminons venait en conclusion d'un réquisitoire des propositions et des positions défendues par le Parti socialiste et son candidat".Dans une lettre de réponse à M. Ayrault, M. Accoyer, jugeant à son tour "largement excessifs" les termes employés par le responsable socialiste, a répété "n'avoir jamais dit" qu'une "victoire de la gauche aux élections pourrait avoir des conséquences économiques et sociales comparables à celles d'une guerre".Le président du Sénat Jean-Pierre Bel, lui...

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