VIDÉO. Recours à l'auto-entreprise : "On avait des paies de crevards", déplore Mélenchon

VIDÉO. Recours à l'auto-entreprise : "On avait des paies de crevards", déplore Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le 14 février 2018.

Orange avec AFP, publié le jeudi 22 mars 2018 à 11h22

Le leader de la France insoumise (LFI) est revenu jeudi sur le statut d'auto-entrepreneur d'Alexis Corbière, qui fut son porte-parole durant la dernière campagne présidentielle. S'il explique qu'il "déteste ce statut", il assure qu'il n'avait pas le choix.

Depuis quelques jours, Alexis Corbière est au cœur de la polémique pour avoir exercé le porte-parolat de la campagne de Jean-Luc Mélenchon en tant qu'auto-entrepreneur. Le Monde a notamment révélé qu'il était payé pour chacun de ses passages à la télévision et à la radio le temps de la campagne présidentielle de 2017. "L'auto-entrepreneur, c'est l'auto-esclave", affirmait pourtant le leader de LFI le 26 mars 2017.

"Je suis fonctionnaire, mon métier, ce n'est pas porte-parole de candidat, a expliqué lundi sur Franceinfo Alexis Corbière. Il fallait un statut précaire parce que jusqu'au 18 mars nous n'avions pas les 500 signatures, les banques ne nous avaient pas donné d'argent". "Vous voulez un scoop ? Là où on n'a pas respecté nos convictions, c'est qu'on a travaillé la nuit, et le dimanche. Pourtant, je suis contre le travail de nuit et du dimanche. Cette polémique est absurde", a insisté mardi sur BFMTV le député LFI de Seine-Saint-Denis.

Invité de la chaîne d'information jeudi 22 mars, Jean-Luc Mélenchon a utilisé les mêmes arguments. "Je vais vous dire des choses autrement plus odieuses que nous avons fait. Nous avons travaillé le soir après 18h, alors que c'est absolument interdit. Nous avons travaillé le dimanche, nous avons travaillé la nuit, nous avons travaillé le jour", a énuméré le député des Bouches-du-Rhône.



"Alexis Corbière, professeur des écoles, a dû se mettre en congé mais il n'avait pas l'intention d'abandonner son statut de l'enseignement professionnel. Par conséquent, il avait le statut d'auto-entrepreneur", a-t-il expliqué, arguant que son porte-parole n'était pas le seul. Ce qui ne signifie pas qu'il cautionne ce statut. "Je déteste le statut d'auto-entrepreneur. Regardez la cruauté du procédé : Alexis était payé comme auto-entrepreneur 3.000 euros, et pendant ce temps-là le porte-parole d'Emmanuel Macron était à 6.000 euros. Attendez qu'on voit les autres, et vous verrez les paies. Nous on avait des paies de crevards", a-t-il déploré.

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44 commentaires - VIDÉO. Recours à l'auto-entreprise : "On avait des paies de crevards", déplore Mélenchon
  • que ça plaise ou pas aux mediacrates de l'infox Bolloré ou Niel, le statut de micro entrepreneur peut parfoirs être bien utile...quand on sait s'en servir à bon escient !
    Rien à voir avec l'"uberesclavage" quand on sait s'en servir à bon escient - je me répète... pour celles et ceux qui ont la comprenoire limitée !

  • Alexis Corbière, professeur, s'est mis en congé... Et pendant ce temps qu'on fait ses élèves, s'est-il auparavant inquiété s'il avait un remplaçant ?
    S'il voulait aider Mélanchon ce devait être à titre bénévole. Or là il était rémunéré en tant qu'autoentrepreneur... aux frais du contribuable français.sommes remboursées au titre des frais de campagne) Je ne sais pas si c'est bien légal, mais comme éthique c'est pour le moins e critiquables.
    Et dire que ces messieurs sont des donneurs de leçons patentés !

    Il s'est mis en congé.. a mi temps puisqu'un "politique"a un mi temps donné...

  • .Vous dites , "qu'il "déteste ce statut", il assure qu'il n'avait pas le choix."
    "L'auto-entrepreneur, c'est l'auto-esclave", pour avoir exercé le porte-parolat de la campagne de Jean-Luc Mélenchon
    Par voie de conséquence ...vous employiez des "auto esclave" ...Bravo monsieur le pourfendeur du capital , pas joli ,joli , et en plus vous l'avez organisé ce système des semaines ou mois à l'avance ,vous ne l'avez pas fait ,parce que , "pris de court ", c'est encore plus détestable ,donner des leçons à tous sur les tribunes , les médias et par derrière en catimini faire le contraire

  • Pendant au moins 1 an mon petit fils, installé comme auto-entrepreneur, gagnait dans les 500 euros pour un douzaine d'heures par jour 6 jour pas semaine et du dépannage le dimanche, heureusement il vivait chez papa et maman.

    Démarrer à 3000 euros, un rêve pour lui.

  • allez donc voir les salaires des amis a macron vous allez changer d'avis