VIDÉO. Rapprochement avec le FN : le LR Mariani persiste et signe

VIDÉO. Rapprochement avec le FN : le LR Mariani persiste et signe
Thierry Mariani le 11 juillet 2017 à Paris.
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Orange avec AFP, publié le mardi 13 mars 2018 à 08h11

Malgré le rappel à l'ordre de la numéro 2 des Républicains (LR) Virginie Calmels après son entretien dans le Journal du Dimanche, l'ex-ministre et député LR a de nouveau défendu lundi soir du BFMTV un rapprochement avec le Front national.

Interviewé par le Journal du Dimanche, l'ex ministre LR de Nicolas Sarkozy Thierry Mariani a plaidé ce week-end pour un "rapprochement" avec le Front national. Affirmant que Les Républicains "n'ont plus d'alliés" après le rapprochement des centristes avec Emmanuel Macron, "à quelques exceptions près", l'ex-député des Français de l'étranger, battu aux dernières législatives, s'est interrogé : "Peut-on arriver au pouvoir tout seuls ? Peut-on constituer une majorité sans alliés ? La réponse est non".

Un appel du pied qui lui a valu un rappel à l'ordre de la part de la direction du parti. "Il n'y aura pas de porosité", a assuré Virginie Calmels, vice-présidente de LR dimanche 11 mars. Une position partagée par le patron du parti Laurent Wauquiez, qui a réaffirmé lundi soir 12 mars lors d'un Facebook live qu'il refusait une alliance avec le parti de Marine Le Pen. "Je ne représente que moi-même mais un certain nombre de militants ont la même opinion que moi", a rétorqué Thierry Mariani. "Je parle de rapprochement, de discussions. Mais il y a un rapprochement évident. Pourquoi? On ne gagne jamais une élection seule. La vie politique a explosé depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Nous étions le parti de la droite et du centre. Aujourd'hui, regardons les choses en face : nous sommes devenus un parti de droite. L'essentiel du centre a rejoint Macron, le discours de Laurent Wauquiez est clairement à droite. On n'a plus d'alliés", a-t-il martelé lundi soir sur le plateau de BFMTV.



"Qui sont nos alliés logiques? Il y a Nicolas Dupont-Aignan et éventuellement le Front national, car sur des sujets régaliens et européens, il y a beaucoup de points communs, tout en ayant aussi beaucoup de divergences sur les dossiers économiques", a expliqué l'ancien parlementaire, avant de justifier sa position en s'inspirant... de l'histoire de la gauche! "La gauche, de 1958 à 1981, a perdu toutes les élections nationales, et gagné toutes les élections locales. C'est ce qui nous attend si on ne change pas de stratégie", a-t-il argué, avant de poursuivre : "Au moment où François Mitterrand a décidé de faire le programme commun, avec les radicaux de gauche, le Parti communiste et le Parti socialiste, est-ce que ces trois partis avaient des positions communes ? Sur plein de dossiers, ils avaient des positions différentes sauf qu'ils ont commencé à discuter, à signer des idées communes".

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