VIDÉO. Quand Castaner promet une augmentation de la feuille d'impôt

VIDÉO. Quand Castaner promet une augmentation de la feuille d'impôt
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner le 6 septembre 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 12 septembre 2017 à 11h11

LAPSUS. Invité sur RTL pour défendre la politique d'Emmanuel Macron, le porte-parole du gouvernement a expliqué que toutes les mesures controversées mises en place l'étaient pour éviter une hausse des impôts.

Mais il a fini par dire le contraire.

Baisse des APL, diminution du nombre d'emplois aidés, hausse du prix du diesel... Interrogé sur les efforts financiers demandés aux Français depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, Christophe Castaner s'est un peu emmêlé les pinceaux, mardi matin 12 septembre sur RTL (vers 6mn45 dans la vidéo).


"Le premier geste de tout gouvernement est de faire une loi de finance rectificative en juillet et d'augmenter les impôts. On a fait le choix inverse, a défendu le porte-parole du gouvernement. On a fait le choix de baisser la dépense publique de 4,5 milliards. Et sur chacun de ces centaines de millions qu'on a décidé d'arbitrer, ça a fait une polémique en disant 'ah non non, il faut pas toucher à ça'. Alors, l'autre solution, c'était d'augmenter les impôts", a-t-il expliqué, avant d'ajouter : "Dès le 1er janvier, les Français verront, et les travailleurs en particulier, une augmentation de leur feuille d'impôts". Le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement voulait en fait parler d'une augmentation de la feuille de paie.

Ce lapsus n'est pas la seule erreur de Christophe Castaner lors de cet entretien. Revenant sur le terme de "fainéants" employé par le président Emmanuel Macron vendredi à Athènes, il pris en exemple le référendum de Maastricht. "Quand vous avez le référendum de Maastricht rejeté et qu'on s'assoit dessus (...) c'est de la fainéantise intellectuelle", a-t-il estimé. Or le référendum de Maastricht, en 1992, avait été approuvé d'une courte majorité, contrairement au référendum européen de 2005, rejeté par les Français.

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