VIDÉO. Macron fustige la "schizophrénie française" sur les dépenses publiques

VIDÉO. Macron fustige la "schizophrénie française" sur les dépenses publiques
Emmanuel Macron le 26 septembre 2017 à La Sorbonne à Paris.

Orange avec AFP, publié le lundi 02 octobre 2017 à 19h15

BUDGET. Devant l'Assemblée des Français de l'étranger, le président a promis lundi de réformer la France "quelles que soient les résistance".

Il en va de la "crédibilité" de la France.

Le gouvernement a présenté la semaine dernière le premier projet de loi finances du quinquennat d'Emmanuel Macron. En ligne de mire, les multiples réformes fiscales voulues par le gouvernement, mais aussi la réduction du déficit public, que le gouvernement a promis de ramener à 2,6% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, après 2,9% en 2017.

Des réformes défendues lundi 2 octobre par Emmanuel Macron à l'occasion de la 27e session de l'Assemblée des Français de l'étranger. "Toutes les transformations que nous menons en France devront être conduites, quelles que soient les résistances", a-t-il prévenu. "Elles sont la condition même de notre crédibilité", a-t-il ajouté. "Pour avoir une ambition européenne véritable, nous devons être un pays fort en Europe. Et toutes celles et ceux qui pensent qu'on peut réorienter l'Europe, introduire un dialogue exigeant, mais pensent qu'en France nous ne devrions rien changer se trompent profondément", a-t-il détaillé.



Le chef de l'État a également répété que la "France est un pays qui ne se réforme pas facilement", mais veut croire que "si l'on explique à nos concitoyens où on veut les emmener, la direction finale", ils peuvent accepter la réforme.

"TROIS POINTS DE DÉPENSE DU PIB EN MOINS SUR UN QUINQUENNAT, ÇA NE S'APPELLE PAS L'AUSTÉRITÉ"

Emmanuel Macron est revenu sur la "stratégie budgétaire" nécessaires à ces réformes. "Trois points de dépense du PIB en moins sur un quinquennat, ça ne s'appelle pas l'austérité. Je refuse cette acception, ne serait-ce que par respect pour celles et ceux qui ont connu des politiques d'austérité", a-t-il dit, avant de s'interroger sur la nécessité d'en "faire davantage ou bien plus".



"Si ça s'avère très facile et que tout va bien, je suis pour en faire davantage", a-t-il dit, avant de s'attaquer à la droite. "Même ceux qui étaient il y a encore quelques mois pour faire 120 ou 100 milliards d'économie sont contre toutes les baisses de dépenses aujourd'hui. Moi je ne connais pas la finance magique. Il faut les faire en responsabilité et la responsabilité, c'est que c'est toujours difficile de faire des économies".

"Je sais que toutes les coupes budgétaires font toujours grincer des dents. Je suis sûr qu'il y a une majorité d'entre vous qui était durant cette campagne pour baisser les dépenses publiques. Mais on n'est jamais pour les baisser quand ça nous concerne. C'est la schizophrénie française", a-t-il fustigé.

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