VIDÉO. Les députés "pourraient avoir les moyens de se loger s'ils avaient une indemnité suffisante pour le faire", estime l'Insoumise Danièle Obono

VIDÉO. Les députés "pourraient avoir les moyens de se loger s'ils avaient une indemnité suffisante pour le faire", estime l'Insoumise Danièle Obono
La députée de la France Insoumise Danièle Obono, le 27 juin 2017 à l'Assemblée nationale.

, publié le lundi 11 juin 2018 à 11h55

En plus de leurs 5.782 euros mensuels, les députés ne vivant pas en région parisienne peuvent se faire rembourser jusqu'à 1.200 euros par mois de loyer d'un logement parisien.

Faut-il augmenter les indemnités logement des députés ? Depuis le 1er janvier 2018, l'Assemblée nationale prend en charge jusqu'à 1.200 euros de loyer d'un pied-à-terre parisien pour les quelques 220 élus ne vivant pas en région parisienne et ne disposant pas de bureau avec couchage. Au-delà, la somme est déduite de l'avance sur frais, la nouvelle version de l'indemnité représentative des frais de mandat (IRFM).

Invitée de BFMTV lundi matin 11 juin, la députée de La France Insoumise Danièle Obono était interrogée sur le bien-fondé de cet indemnité.

Alors que le journaliste Jean-Jacques Bourdin estimait que les députés avaient les moyens de se loger, l'élue de Paris a répondu qu'ils "pourraient avoir les moyens de se loger s'ils avaient une indemnité suffisante pour le faire". "Le problème pour les députés dans les autres régions, c'est que ça fait une charge en plus. C'est peut-être plus difficile et plus cher", a-t-elle ajouté.



Actuellement, un député gagne 7.209 euros brut (5.559 euros d'indemnité de base, 167 euros d'indemnité de bas et 1.441 euros d'indemnité de fonction), soit 5.782 euros net par mois. Ils disposent également d'une indemnité de représentation de frais de mandat de 5.840 euros leur permettant de régler les dépenses courantes liées à leur activité, comme le loyer de sa permanence, par exemple. Depuis janvier, ces dépenses doivent être justifiées.

Avant la nouvelle politique d'indemnité logement, l'Assemblée nationale remboursait jusqu'à 200 euros par nuit d'hôtel, le "budget hôtellerie" étant alors estimé à 3.200 euros par mois par député.

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