VIDÉO. Le député communiste Fabien Roussel ouvre un compte dans un paradis fiscal au nom de Gérald Darmanin

VIDÉO. Le député communiste Fabien Roussel ouvre un compte dans un paradis fiscal au nom de Gérald Darmanin
Le député du Nord Fabien Roussel, le 3 décembre 2015 à Lille

Orange avec AFP, publié le vendredi 08 décembre 2017 à 14h00

L'affaire était pliée "en quelques clics". Le député communiste Fabien Roussel a raconté jeudi à l'Assemblée nationale comment il avait créé "en deux minutes" une société basée dans un paradis fiscal, qui échappe donc au fisc français.

L'entreprise fictive a pour directeur général un certain Gérald Darmanin.

La séance du jeudi 7 décembre a donné lieu à un drôle de spectacle dans l'Hémicycle. À l'occasion de l'examen du budget rectificatif pour 2017, l'élu communiste du Nord Fabien Roussel est monté à la tribune pour raconter comment il avait occupé son temps le week-end précédent. Face au ministre des Comptes publics, le député a expliqué : "Ce week-end, M. Darmanin, j'ai créé ma société offshore à Gibraltar. Je l'ai appelée 'Ministère des Comptes publics'", évoque-t-il devant un auditoire médusé. "J'ai nommé M. Darmanin comme directeur et Mme de Montchalin députée LREM de l'Essonne, ndlr) comme actionnaire principale." La séquence a été repérée par Le Lab d'Europe 1 et France Info.



"Voilà la réalité de ce scandale accessible à tous en un clic !", a lancé l'élu, après avoir expliqué que la manœuvre ne lui avait pris que "deux minutes". "Quand est-ce que l'on va s'attaquer véritablement à cette délinquance en col blanc, cette délinquance fiscale qui provoque des trous dans nos comptes publics ?", a-t-il scandé. "C'est un véritable scandale dans un pays civilisé."



Le député a tout de même précisé qu'il n'était pas allé jusqu'au bout de la création de ce compte offshore. "Bon j'ai pas payé hein et je l'ai pas créée... mais à la fin, en option, il suffisait de choisir une carte bancaire", conclut-il. En juin de l'année dernière, l'ex-député LR Bernard Debré s'était déjà fait livrer de la cocaïne dans son bureau à l'Assemblée, rappelle Le Lab. L'élu voulait ainsi dénoncer la facilité d'accès aux drogues en France.

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