VIDÉO. Jihadiste présumé remis en liberté : Belloubet évoque "une erreur grave"

VIDÉO. Jihadiste présumé remis en liberté : Belloubet évoque "une erreur grave"
Nicole Belloubet à l'Élysée, le 22 août

, publié le jeudi 23 août 2018 à 11h00

Invitée de la matinale de BFTMV, la ministre de la Justice est revenue sur le polémique autour de la libération d'un détenu potentiellement dangereux après une erreur judiciaire.

En avril dernier, un homme soupçonné d'avoir été impliqué dans un projet d'attentat a été remis en liberté. En principe, l'homme aurait dû rester derrière les barreaux mais le juge d'instruction en charge du dossier a tout simplement oublié de signer le document renouvelant la détention.

Face à la polémique grandissante, la ministre Nicole Belloubet s'est exprimé jeudi 23 août. Pour elle, il s'agit d'une "erreur grave qui crée des dysfonctionnements inacceptables". "C'est la raison pour laquelle je souhaite comprendre exactement ce qui s'est passé", a-t-elle déclaré sur le plateau de BFTMV.



La garde des Sceaux a annoncé avoir mandaté une inspection pour faire la lumière sur cette affaire. "Les juges d'instruction ont des outils pour travailler, y compris des outils numériques. Pourquoi est-ce que des systèmes d'alerte numérisés n'ont pas fonctionné ? C'est cela que je dois comprendre. Ce n'est pas une question de moyens, parce que sur l'antiterrorisme, nous mettons les moyens", a-t-elle affirmé.



UNE JUSTICE QUI "FONCTIONNE BIEN"

Pour le moment, le magistrat qui a permis de libérer le détenu n'a pas été sanctionné, selon une source proche du dossier. "Ce n'est pas à la garde des Sceaux de sanctionner un juge", a indiqué la ministre, qui assure que ce genre d'événement reste peu fréquent en France. "La justice antiterroriste fonctionne bien. Il y a eu cette erreur, mais c'est rare.", a-t-elle défendu, expliquant que les juges d'instruction antiterroristes ont "une trentaine de dossiers, beaucoup moins qu'un juge d'instruction ordinaire".

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