VIDÉO : "Il ne faut pas mentir Gilles" : Olivier Faure et Gilles Le Gendre règlent leurs comptes en direct sur LCP

VIDÉO : "Il ne faut pas mentir Gilles" : Olivier Faure et Gilles Le Gendre règlent leurs comptes en direct sur LCP
Olivier Faure le 5 décembre 2018 à l'Assemblée nationale.
A lire aussi

, publié le vendredi 14 décembre 2018 à 11h32

Alors que la majorité a tenu à maintenir le vote de la motion de censure jeudi par les députés, le chef du parti socialiste a dit son désaccord en raison des événements de Strasbourg. Le débat avait eu lieu dans l'hémicycle, il s'est poursuivi en direct à l'issue de la séance.

Ambiance électrique dans les couloirs de l'Assemblée nationale à l'issue du vote de la motion de censure déposée par la gauche contre le gouvernement pour sa mauvaise gestion de la crise des "gilets jaunes".

Alors qu'Olivier Faure avait en amont dénoncé au micro de La Chaîne parlementaire le maintien du vote en raison de l'attentat de Strasbourg (Bas-Rhin), le premier secrétaire du Parti socialiste regrettait que la majorité ait "fait le choix cynique d'utiliser le drame [de Strasbourg] pour mieux cacher la crise". Interrogé sur cette question en direct sur LCP, Gilles Le Gendre, patron du groupe LREM à l'Assemblée, s'est vu interrompre en direct par Olivier Faure, décidé à poursuivre le débat.

"Monsieur Faure a une fâcheuse tendance à perdre son calme. La vérité c'est que le parti socialiste était très divisé", déclare-t-il avant d'être rejoint pas Olivier Faure. Le socialiste lui met alors la main sur l'épaule et lâche : "Absolument pas. La preuve, tout le monde a voté ensemble. Il ne faut pas mentir Gilles".

"On est en direct", le prévient alors Gilles Le Gendre. "Tant mieux, ayons cette explication en direct", réagit alors Olivier Faure.



"Le parti socialiste était très divisé sur cette motion et ça l'aurait bien arrangé que cette motion soit reportée pour surmonter ces divisions", tente de poursuivre le Marcheur. "Moi je ne débats pas avec monsieur Faure en direct, ce n'est pas ce qui est prévu", insiste-t-il.

"La décence ce n'est jamais inutile"

Alors qu'Olivier Faure tient à avoir la parole, "voilà le sens de la démocratie portée par monsieur Faure. Il vient déjà de parler sur votre antenne, je suis interviewé par vos soins, et il intervient alors qu'il n'y est pas convié, c'est comme ça que fonctionne monsieur Faure", dénonce Gilles Le Gendre. "Ils avaient tout à fait les moyens de reporter cette motion, en demandant son retrait, en faisant en sorte que tous les signataires de la motion la retirent et qu'ils la programment à une autre date de leur choix", explique-t-il.

"On a aujourd'hui une majorité qui cherche à déplacer le débat, à laisser penser qu'il y aurait désaccord entre nous. La vérité c'est que tous les socialistes qui avaient choisi de déposer cette motion l'ont votée. C'est donc la démonstration absolue que ce que vient de dire monsieur Le Gendre ne relève que du fantasme", se défend Olivier Faure. Il explique avoir demandé à Gilles Le Gendre un report de la motion "par décence, parce qu'il y a des victimes, parce qu'il y a des gens qui sont entre la vie et la mort. (...) La décence ce n'est jamais inutile. Malheureusement ça n'a pas été possible. (...) C'est dit, c'est fait et le débat a eu lieu tant mieux, la démocratie continue, mais personne ne nous fera taire", conclut le premier secrétaire du PS.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.