VIDÉO. Hautes-Alpes : après un vif échange avec des "gilets jaunes", Sébastien Lecornu dénonce "des personnes qui sont dans la haine"

VIDÉO. Hautes-Alpes : après un vif échange avec des "gilets jaunes", Sébastien Lecornu dénonce "des personnes qui sont dans la haine"
Sébastien Lecornu le 14 novembre 2018.

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 10 janvier 2019 à 16h25

Interpellé par des "gilets jaunes" qui déploraient la présence de "CRS matraqueurs, gazeurs, frappeurs, tueurs" "embauchés par le président", le ministre chargé des collectivités territoriales leur a sèchement répondu.

En déplacement dans les Hautes-Alpes, à L'Argentière-la-Bessée, le ministre en charge des collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a été vivement interpellé par des "gilets jaunes" ce jeudi 10 janvier. Présent sur place, le journaliste du Figaro Marcelo Wesfreid a parlé d'une quinzaine de personnes.




"La situation est impossible", a notamment fustigé l'un deux, s'emportant contre le salaire Chantal Jouanno, qui a préféré se retirer de l'organisation du grand débat face à la polémique, et des parlementaires "qui n'ont même pas le courage d'aller aux réunions".




La colère de Lecornu

L'ex-maire Les Républicains de Vernon (Eure) a également fait face une femme qui dénonçait la présence de "CRS matraqueurs, gazeurs, frappeurs, tueurs" "embauchés par le président". "Je suis désolé madame, je ne vous laisserai pas dire que les CRS sont des tueurs", l'a coupé le ministre. Énervé, il a rappelé qu'il s'agissait "de la même police et des mêmes gendarmes de la République" qui étaient "applaudis après les attentats", citant notamment le colonel Beltrame tué lors des attentats de Trèbes en mars 2018. 

"Il n'y a pas de gendarmes étrangers sur le sol français", a-t-il insisté, balayant une information relayée par la "gilet jaune'". "Je veux bien débattre de ce qui est vrai, avoir un débat calme pour parler de fiscalité, pour parler du prélèvement à la source, mais si c'est pour dire des choses qui sont fausses et insulter les policiers et les gendarmes de la République, je ne suis pas d'accord", a prévenu Sébastien Lecornu.




Interrogé par BFMTV après cet échange, le ministre a dénoncé "des personnes qui viennent proférer des menaces, qui sont dans la haine et qui racontent n'importe quoi sur les forces de l'ordre".




"J'ai bien peur que si on organise des débats, on assiste à ce genre de vociférations. Ce ne mènera pas à grand chose", a de son côté déploré le maire de L'Argentière-la-Bessée après l'incident, rapporte Le Figaro.
 

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