VIDÉO. Grand débat : Philippe assume "avoir une part de responsabilité" dans le mouvement des gilets jaunes

VIDÉO. Grand débat : Philippe assume "avoir une part de responsabilité" dans le mouvement des gilets jaunes
Édouard Philippe, le 9 janvier 2019 à Paris.

, publié le vendredi 25 janvier 2019 à 22h58

Pour la première fois, le chef du gouvernement s'est invité vendredi soir 25 janvier à une réunion publique organisée dans le cadre du grand débat national dans les Yvelines. 

Au lendemain de la participation du président Emmanuel Macron à une réunion du grand débat à Bourg-de-Péage (Drôme), le Premier ministre Édouard Philippe a participé à son tour vendredi soir, à Sartrouville (Yvelines), à une réunion publique.

Le chef du gouvernement est arrivé peu avant avant 21h à une réunion organisée par la députée La République en Marche (LREM) Yaëlle Braun-Pivet, dans une salle communale avec une centaine de personnes. Il a été accueilli par quelques huées et des applaudissements, avant de commencer à écouter les premières questions.

Selon BFMTV, le chef du gouvernement à souhaité "s'inviter" sans prévenir. Ce débat auquel 130 personnes participaient a été trouvé via la plateforme internet du grand débat national.

"On a pris un débat à la maille des territoires comme il y en a des dizaines ce soir", a indiqué son entourage. "On ne savait pas qui il y aurait dans la salle, combien ils seraient, quelle tendance. Il va écouter". La fiscalité, la transition écologique, l'éducation, la transmission du patrimoine par l'héritage et le nombre de parlementaires figuraient parmi les premières questions abordées, qui se succédaient dans une atmosphère détendue. 

Édouard Philippe a ensuite pris la parole. Selon lui, le mouvement des "gilets jaunes" traduit "probablement une colère et une exaspération contre les décisions prises par le gouvernement qu'(il) assume". "Donc j'ai probablement une part de responsabilité dans ce mouvement", a-t-il concédé. 


Néanmoins, selon lui, ce n'est pas la seule raison. "Je pense sincèrement que dans ce mouvement il y a quelque chose qui est Français, mais qui n'est pas seulement Français. Quelque chose qui résulte des 10 dernières années (...) Depuis la crise financière de 2008, il y a eu c'est vrai, c'est incontestable, une perte de pouvoir d'achat, pour beaucoup de Français, d'Italiens, d'Espagnols, d'Américains ou d'Anglais qui travaillent", a-t-il souligné, déplorant que certains ne puissent pas profiter du fruit de leur travail.

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