VIDÉO. "Gilets jaunes": "Tout laisse à penser que des éléments radicaux vont tenter de se mobiliser" samedi, prévient Castaner

VIDÉO. "Gilets jaunes": "Tout laisse à penser que des éléments radicaux vont tenter de se mobiliser" samedi, prévient Castaner
Le directeur de la police nationale Éric Morvan, le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, durant une conférence de presse le 7 décembre à Paris.

Orange avec AFP, publié le vendredi 07 décembre 2018 à 12h15

"Ces trois dernières semaines ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs", a déploré le ministre de l'Intérieur à la veille d'une nouvelle journée de manifestations à haut risque.

Trois semaines après la première grande mobilisation des "gilets jaunes", le gouvernement craint une nouvelle flambée de violences pour "l'acte IV", prévu samedi 8 décembre. Un dispositif "exceptionnel" de 89.000 membres des forces de l'ordre, dont 8.000 à Paris, sera déployé sur tout le territoire pour tenter d'éviter les mêmes scènes d'émeutes que la semaine dernière, notamment sous l'Arc de Triomphe.



Face à des "des éléments radicaux, des factieux qui vont à nouveau tenter de se mobiliser", le ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi un dispositif sécuritaire "de grande envergure" axé sur plus de "mobilité" et de "réactivité". "Au vu des éléments de renseignements dont nous disposons, tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à la veille de ce quatrième week-end de mobilisation.



Les autorités n'attendent "que quelques milliers de personnes (à Paris) mais dans ces personnes, il y a des gens ultraviolents", a-t-il affirmé, déplorant que "ces trois dernières semaines (aient) fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs". "Maintenant, place à la République, place à nos valeurs, place au respect du droit, place au dialogue et à la réconciliation, place à la paix et à la protection", a-t-il exhorté.

Des militants étrangers violents ?

Christophe Castaner a estimé que cette mobilisation rassemblait désormais "à peu près 10.000 (personnes) dans toute la France". "Dix mille personnes, ce n'est pas le peuple, ce n'est pas la France, c'est une petite minorité", a-t-il estimé, en soulignant que cette minorité comprenait "des personnes pacifiques et bien intentionnées", mais "aussi des personnes qui se sont radicalisées, (...) qui sont tombées dans la violence et dans la haine, une haine attisée par les complotistes de tout poil et exploitée par des groupuscules extrémistes qui rêvent de faire vaciller la République".



Le ministre n'a également "pas exclu" la présence de militants étrangers violents, "comme ça a été le cas le 1er mai", parmi 1.200 "black blocs" qui avaient manifesté à Paris. "Nous redoutons cette mobilisation-là", a-t-il déclaré, affirmant que "des personnels de l'Arc de Triomphe disaient avoir vu un Allemand et un Portugais casser au sein de l'Arc de Triomphe" samedi dernier.

Il a également annoncé qu'il allait déposer plainte contre le député et leader du mouvement Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pour ses propos accusant les "petits casseurs de M. Castaner" d'avoir saccagé l'Arc de Triomphe samedi dernier.

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