ALERTE INFO
20:26 Euro : Karim Benzema rappelé en Equipe de France

VIDEO - Emmanuel Macron visé par des jets d'œufs à Montreuil

VIDEO - Emmanuel Macron visé par des jets d'œufs à Montreuil
Emmanuel Macron a été bousculé à son arrivée à la Poste de Montreuil-sous-Bois

publié le lundi 06 juin 2016 à 11h58

En visite à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) lundi 6 juin, Emmanuel Macron a été pris dans une bousculade et a essuyé des jets d'œufs d'opposants à la loi travail, dont il a dénoncé la "violence" et "l'agressivité". Alors qu'il se rendait dans la municipalité communiste pour dévoiler un timbre célébrant le 80e anniversaire du Front populaire, le ministre a été accueilli par plusieurs dizaines de manifestants de la CGT et du PCF aux cris de "Casse-toi!", et a reçu des œufs dans les cheveux.

Épinglé pour son vif échange du 27 mai dernier où il avait lancé à un militant que "le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler", le ministre de l'Économie a été reçu avec une banderole "Plutôt en grève qu'en costard" et des slogans de protestation comme "Ni chair à patron ni chair à matraques.

Retrait, retrait de la loi travail". Le locataire de Bercy a dû être escorté par des policiers à l'intérieur de La Poste. "Je ne parle pas d'un texte de loi avec des oeufs et des coups de bâton", "ils n'écoutent rien, ils invectivent", a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron a ensuite déclaré vouloir honorer la Poste et le Front populaire, "loin de la violence et de la bêtise".

Dans un communiqué envoyé dimanche, le maire PCF de Montreuil, Patrick Bessac, avait déclaré "avoir décidé de ne pas accueillir M. Macron", un acte "symbolique", afin de "faire entendre la déception, le mécontentement, l'indignation et la colère que génère, auprès des Montreuillois et hors les limites de notre commune, la politique actuelle du gouvernement".


"Sous la tutelle d'Emmanuel Macron, l'économie est devenue la science de l'accaparement quand elle devrait être celle du partage", ajoutait l'édile. Le choix du maire a fait réagir en dehors même du parti socialiste, en la personne du sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi.

Le projet de loi travail, contesté dans la rue depuis plusieurs mois, sera débattu au Sénat à partir du 13 juin. Le Premier ministre, Manuel Valls, a promis qu'il ne céderait pas sur le fond, estimant que "reculer serait une faute politique".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.