VIDÉO. Cinq députés de La France insoumise font l'objet de menaces de mort, selon Jean-Luc Mélenchon

VIDÉO. Cinq députés de La France insoumise font l'objet de menaces de mort, selon Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon le 14 février 2018.

, publié le dimanche 08 avril 2018 à 13h47

Le leader de La France insoumise (LFI) dénonce la "recrudescence" d'une "extrême droite extrêmement violent(e)" en France, qui doit être "prise au sérieux" par le gouvernement.

Invité du "Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos dimanche 8 avril, Jean-Luc Mélenchon a appelé "à faire baisser la température dans ce pays". En cause : les menaces de mort dont il ferait l'objet, ainsi que d'autres élus LFI.



Le député des Bouches-du-Rhône a confirmé avoir récemment demandé que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb soit entendu dans l'enquête sur un projet d'attentat d'ultra-droite où il a été cité comme cible potentielle. "Je me suis porté partie civile dans cette affaire. J'ai appris en octobre dernier qu'un groupe de gens avait l'intention de me tuer, ainsi que (le secrétaire d'État) M. Castaner". Or pendant la campagne législative de juin 2017, "j'ai demandé à être protégé" car "j'avais reçu à Marseille des menaces de mort. On me l'a refusé, et puis après je découvre que le 28 mai, ils ont arrêté ce personnage (...) Quatre mois plus tard ils en arrêtent neuf autres qui étaient toujours en action pendant ces quatre mois".



"LA RECRUDESCENCE D'UN EXTRÉMISME D'EXTRÊME DROITE EXTRÊMEMENT VIOLENT"

Un ancien militant du groupuscule royaliste Action française en Provence, Alexandre Nisin, a été mis en examen début juillet pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Huit autres suspects ont été mis en examen, soupçonnés d'appartenir à son réseau. "Ni moi, ni Castaner n'avons été prévenus de rien", a déploré l'ancien candidat à la présidentielle. "Sur 17 que nous sommes au groupe La France insoumise (à l'Assemblée, ndlr), il y en a cinq qui font l'objet de menaces de mort"(/BOLD], a-t-il par ailleurs révélé.

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "la recrudescence d'un extrémisme d'extrême droite extrêmement violent, dans toutes sortes de villes, qui va jusqu'à des tentatives d'assassinat". "L'extrême droite doit être prise au sérieux comme danger de violence et de meurtre. C'est eux qui attaquent à Montpellier un amphi d'étudiants, c'est eux qui attaquent à Tolbiac, c'est eux qui me menacent de mort. C'est eux qui font des contrôles d'identité dans la rue dans au moins deux villes. Ça suffit. Maintenant le ministre de l'Intérieur doit prendre au sérieux la menace que représentent les groupuscules radicalisés de l'extrême droite", a-t-il poursuivi.

"Il y a des groupes d'extrême droite qui prolifèrent dans le pays. Qui souvent ont commencé leurs premiers pas avec le Front national et qui maintenant vont au bout de cette logique", a-t-il ajouté.

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