VIDÉO. Affaire Benalla : "Une dérive individuelle (...) pas une affaire d'État", plaide Philippe

VIDÉO. Affaire Benalla : "Une dérive individuelle (...) pas une affaire d'État", plaide Philippe
Édouard Philippe le 24 juillet 2018 à l'Assemblée nationale.

, publié le mardi 24 juillet 2018 à 15h53

Emmanuel Macron restant résolument mutique après la diffusion de vidéos montrant Alexandre Benalla, un proche collaborateur du chef de l'État, en train de frapper et malmener deux manifestants le 1er mai, Édouard Philippe s'est frotté mardi 24 juillet au nom de l'exécutif au feu roulant des questions des députés.

"Une dérive individuelle de la part de ce chargé de mission ne fait pas une affaire d'État", a affirmé mardi le Premier ministre Édouard Philippe devant une Assemblée nationale électrique.

"Je conçois que l'on puisse peut-être poser des questions sur l'éventuelle proportionnalité de la décision qui a été prise" de mettre à pied M. Benalla 15 jours en mai, mais pas sur sa "célérité", a-t-il répondu au patron des députés Les Républicains Christian Jacob, qui avait annoncé un peu plus tôt l'intention de son groupe de déposer dans les prochains jours une motion de censure contre le gouvernement.



Répondant ensuite à Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche (PS), le chef du gouvernement a répété qu'une "sanction effective" avait été prise contre Alexandre Benalla : "Rien n'a été masqué", "rien n'a été omis". "Une république exemplaire, ce n'est pas une république infaillible", a encore déclaré le Premier ministre à Marc Fesneau, président du groupe Modem.

M. Philippe a par ailleurs mis en exergue "la réaction administrative, judiciaire et parlementaire" à cette affaire, qui "est rare".

"Il faut éviter toutes les confusions", a-t-il exhorté à l'adresse de l'Assemblée nationale, qui ne doit pas être "un tribunal", alors que des auditions parlementaires menées par la commission des Lois de l'Assemblée et du Sénat sont en cours depuis lundi. "Je prendrai moi-même, si l'IGPN (l'inspection générale de la police nationale, saisie de l'affaire, NDLR) fait des propositions, les mesures qui s'imposent pour éviter que de tels dysfonctionnements puissent se reproduire", a encore promis le Premier ministre.

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