VIDÉO. Affaire Benalla : "Les faits sont choquants", estime Edouard Philippe

VIDÉO. Affaire Benalla : "Les faits sont choquants", estime Edouard Philippe
Edouard Philippe, le 14 juillet 2018, à Nice

, publié le jeudi 19 juillet 2018 à 16h25

Le Premier ministre a réagi à l'affaire qui ébranle l'entourage du chef de l'État, impliquant Alexandre Benalla, collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier.

L'affaire concernant le collaborateur de l'Elysée "est désormais aux mains de la justice et c'est très bien ainsi", a déclaré jeudi 19 juillet Edouard Philippe devant le Sénat. "De toute évidence, nous serons déterminés à faire en sorte que cette enquête préliminaire puisse permettre de faire toute la lumière et que nous puissions tirer toutes les conclusions de cette enquête et de cette procédure judiciaire engagée", a ajouté le locataire de Matignon, en plaidant pour "déterminer les faits précis, les raisons claires, l'enchaînement des décisions qui ont été prises sur ce sujet".

Les "barbouzes du nouveau monde"

Edouard Philippe a répondu à la tribune du Sénat après une question de la présidente du groupe communiste au Sénat Eliane Assassi, qui demandait de "mettre un terme à l'intervention des barbouzes du nouveau monde dans les mouvements sociaux".

"Je ne peux pas admettre que certains viennent par leur comportement jeter le doute sur l'intégrité et l'exemplarité de nos forces de l'ordre", lui a répondu le chef du gouvernement en évoquant "des images (...) particulièrement choquantes".



Affirmant qu'Alexandre Benalla ne se trouvait auprès des forces de l'ordre "en aucun cas dans le cadre d'une mission qui lui avait été confiée", M. Philippe a estimé qu'il avait ainsi "outrepassé son statut d'observateur". "Un comportement de ce type exigeait une réaction de la part de l'employeur de cet individu", a souligné le Premier ministre. "Et c'est ce qui s'est passé. Très rapidement, une décision qui est une sanction administrative a été prise, de mise à pied sans traitement de l'intéressé", "dès le 4 mai", a-t-il insisté.

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