Valeur travail : "On n'est pas chômeur par envie ou par passion, on subit le chômage", estime Philippe Martinez

Valeur travail : "On n'est pas chômeur par envie ou par passion, on subit le chômage", estime Philippe Martinez
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et le patron du PCF Fabien Roussel à Paris le 8 février 2022.

publié le jeudi 22 septembre 2022 à 11h54

Interrogé sur la valeur travail, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a affirmé que "la position de la CGT, c'est que le travail, c'est structurant dans une vie", sur LCI ce jeudi 22 septembre.

La valeur travail, défendue par le patron du PCF Fabien Roussel, est-elle de droite ? Sur LCI ce jeudi 22 septembre, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a botté en touche. "Je ne rentre pas dans ce genre de polémique.

La position de la CGT, c'est que le travail, c'est structurant dans une vie. Demandez à tous ceux qui n'en ont pas ce qu'ils en pensent", a-t-il répondu.



"Le travail c'est essentiel", a rappelé le patron de la CGT, précisant néanmoins qu'"on n'est pas chômeur par envie ou par passion. On subit le chômage donc il faut évidemment protéger les chômeurs", a-t-il poursuivi. "Il faut redonner du sens au travail" car "le travail structure la vie, c'est du collectif, ça permet une vie sociale, et en même temps on apprécie de pouvoir mettre en œuvre ce qu'on sait faire", a continué Philippe Martinez. "Le problème aujourd'hui c'est que trop souvent le travail est nié par un certain nombre de directions d'entreprise, on reçoit des notes de service qui nous expliquent comment il faut bosser et c'est complètement en opposition avec ce que l'on sait faire", a-t-il regretté.

"Il y a plusieurs centaines de milliers de démissions depuis le début de l'année. Ca, c'est un vrai problème. Des gens qui ont du boulot ne se retrouvent pas dans ce qu'on leur demande de faire", a déploré Philippe Martinez.


"La gauche doit défendre le travail", selon Fabien Roussel

Fabien Roussel, avait déclaré à la fête de l'Humanité que "la gauche doit défendre le travail et ne pas être la gauche des allocations et minimas sociaux", déclenchant une pluie de critiques au sein de la Nupes. Quelques jours plus tard, la députée EELV Sandrine Rousseau a croisé le fer, estimant que la "valeur travail" est "quand même une valeur de droite". "Je rappelle quand même que Marx dénonçait l'exploitation des salariés et le fait que les chefs d'entreprise faisaient des plus-values sur le travail", a-t-elle ajouté.

"Partage du temps de travail, diminution du temps de travail, semaine de quatre jours, ça j'aurais suivi mais mettre le travail comme unique valeur de la gauche, ça n'est pas possible et particulièrement pour un communiste", a critiqué l'écoféministe. "On a un droit à la paresse, on a un droit à la transition des métiers, on a le droit aussi de faire des pauses dans sa vie, et surtout, il nous faut retrouver du temps, le sens du partage et la semaine de quatre jours", a plaidé Sandrine Rousseau.

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