Valérie Rabault élue présidente des députés socialistes

Valérie Rabault élue présidente des députés socialistes

Valérie Rabault a rejoint le Parti socialiste en 2000.

leparisien.fr, publié le mercredi 11 avril 2018 à 15h26

Elle est la seule femme à la tête d'un groupe parlementaire.

Pour la première fois, une femme prend la tête des députés socialistes : Valérie Rabault, élue du Tarn-et-Garonne et ancienne rapporteure générale du Budget, a été élue mercredi pour succéder à Olivier Faure, nouveau premier secrétaire du parti. Ce dernier l'a aussitôt félicitée, se disant « impatient d'engager la renaissance à ses côtés ».

Sur sept groupes dans l'Assemblée élue en juin, aucun n'était dirigé par une femme.

Elle l'emporte sur Guillaume GarotLe groupe Nouvelle Gauche ne compte plus que 31 députés (dont trois apparentés), après la bérézina des législatives.

Valérie Rabault s'était déclaré candidate début avril. Cette représentante de la motion « La Fabrique » lors du congrès de Poitiers de 2015, ni sur la ligne de l'exécutif ni sur celle des frondeurs, avait indiqué qu'elle souhaitait revenir à l'appellation « socialiste » pour son groupe.

La députée a été élue par 21 voix contre 7. Deux députés se sont abstenus. Elle l'a emporté sur Guillaume Garot, ancien ministre délégué à l'Agroalimentaire entre 2012 et 2014. Troisième prétendant initialement, Boris Vallaud, nouveau député des Landes depuis juin 2017 et l'un des porte-parole du groupe, avait retiré sa candidature peu avant l'ouverture du scrutin interne.

Son élection était attendue, étant donné notamment le vote de Guillaume Garot en juillet pour la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, qui ne « passait pas » bien, selon un député. Valérie Rabault s'était, elle, abstenue, comme la majorité du groupe.

Appréciée de la majorité et de l'oppositionValérie Rabault, diplômée des Ponts-et-Chaussées spécialisée en génie civil et en économie, qui a été conductrice de travaux dans le BTP avant de devenir des années après spécialiste des risques de marché chez BNP Paribas, avait intégré dès son entrée au Palais-Bourbon la prestigieuse commission des Finances.

Elle y a gagné ses galons comme rapporteure générale, première femme à ce poste. Parmi ses camarades socialistes, Luc Carvounas loue auprès de l'AFP une « femme de terrain, grosse bosseuse, qui a du sens politique ». Une autre souligne « son expérience à l'Assemblée et sa connaissance fine du parti ».

L'élue du Tarn-et-Garonne est appréciée par la majorité comme par l'opposition. Avec elle, « c'est compétence et pédagogie plutôt que sectarisme et posture », salue la cheffe de file des « marcheurs » de la commission des Finances Amélie de Montchalin, notant qu'« elle s'est beaucoup battue sur le chiffrage, l'obtention des données à Bercy, un combat que je mène aussi ». « Compétente, courageuse, indépendante d'esprit et qui sait travailler en équipe », vante le chevronné Gilles Carrez, ancien président (LR) de la commission des Finances.

Militante PS depuis l'an 2000, elle avait fait la campagne municipale de Bertrand Delanoë à Paris en 2001, soutenu François Hollande lors de la primaire interne au parti en 2011, ou encore été chargée du projet Économie et Finance dans la campagne de Vincent Peillon pour la primaire de 2017.

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