Valérie Pécresse veut que la radicalisation puisse être motif de licenciement

Valérie Pécresse veut que la radicalisation puisse être motif de licenciement
Valérie Pécresse, le 30 juin 2018, à Menton

publié le lundi 07 octobre 2019 à 14h20

La présidente de la région Île-de-France estime qu'il faut établir des "incompatibilités professionnelles" mieux définies face aux employés radicalisés.

Quatre jours après l'attaque au couteau perpétrée à la préfecture de police de Paris, Valérie Pécresse a fait part de son souhait que la radicalisation soit considérée comme une "incompatibilité professionnelle" susceptible de déclencher un licenciement.

Invitée d'Europe 1 ce lundi 7 mars, l'ancienne ministre  a déclaré que face à cette "radicalisation islamiste qui nous défie, il va falloir trouver la solution juridique qui nous permette, sans porter atteinte aux droits de l'homme et aux libertés qui nous sont chers, de régler ce problème et de le combattre pied à pied". Pour elle, le fait d'être "un radicalisé islamiste (...), qui pense que la loi religieuse est au-dessus de la loi républicaine (...), ne doit pas être compatible avec l'exercice de certaines fonctions".



Il faut "édicter des incompatibilités professionnelles et dans tous les services publics, de santé, éducatifs, évidement de sécurité - police et administration pénitentiaire -, mais aussi dans les collectivités locales, pouvoir engager des procédures de licenciement si les personnes ont des comportements contraires aux valeurs de la République", a-t-elle plaidé.

A l'heure actuelle, tout agent travaillant par exemple dans les transports et qui "fait l'objet d'une enquête des services antiterroristes pour radicalisation" peut être "mis de côté" mais il faut "aller plus loin", que cette radicalisation "soit un motif de licenciement possible et que le licenciement ne soit pas annulé par le juge".

"Je ne parle pas de criminaliser, je parle d'incompatibilité professionnelle", a insisté l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, notant que "la radicalisation ça se prouve, par la fréquentation de mosquées salafistes, par le refus de serrer la main d'une femme".

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