Valérie Pécresse renvoie dos à dos extrême gauche et extrême droite

Valérie Pécresse renvoie dos à dos extrême gauche et extrême droite
Valérie Pécresse le 29 avril 2021 à Juvisy-sur-Orge

publié le dimanche 13 juin 2021 à 20h06

Valérie Pécresse, présidente sortante d'Ile-de-France et candidate à sa réélection, a renvoyé dimanche dos à dos l'extrême droite de Marine Le Pen et l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, après la marche contre les idées de l'extrême droite samedi à Paris. 

"Marches contre les extrêmes avec Jean-Luc Mélenchon: il y a contradiction dans les termes. L'extrême gauche, pour moi, même s'il n'a pas du tout la même histoire que l'extrême droite, me paraît aujourd'hui dans une dérive qui la rend aussi dangereuse pour le pays que l'extrême droite", a déclaré à BFMTV Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR) au sujet du patron de LFI.

La potentielle prétendante à l'Elysée "renvoie absolument" dos à dos ces deux extrêmes parce que "les conséquences de leur arrivée au pouvoir seraient les mêmes pour la société, ce serait le désordre et la faillite économique".

Questionné sur ces propos, M. Mélenchon a jugé sur LCI que "Mme Pécresse commet une grave et lourde faute morale". "Parce que, quelle que soit l'ampleur de ses désaccords avec moi, elle ne devrait pas parler comme ça, elle sait très bien qu'il y a une différence fondamentale de nature entre un humaniste et un membre de l'extrême droite".

Interrogée en outre sur le fait qu'elle pourrait s'abstenir en cas de deuxième tour à la présidentielle opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, Mme Pécresse a répondu "évidemment car aucun des deux ne peut, pour moi, gouverner la France". "Mais il n'y aura pas de deuxième tour Le Pen-Mélenchon parce que justement nous sommes là et que nous avons trouvé une troisième voie".

"Moi j'ai mis une cloison étanche vis-à-vis de tous les extrêmes, le Front national, mais aussi l'extrême gauche que je combats pied à pied, puisque c'est une alliance gauche-extrême gauche qui pourrait remporter l'Île-de-France face à moi", a ajouté celle qui reste favorite dans les sondages.

La présidente du conseil régional reconnaît que le RN "est un parti autorisé", à partir de ce moment-là Marine Le Pen "fait partie du champ démocratique et donc, les électeurs ont le droit de voter pour elle". Mais "je souhaite qu'ils ne le fassent pas et mon combat c'est de les en dégoûter en montrant ce vrai visage parce que le RN n'a pas changé", d'après elle.

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