Valérie Pécresse : "je quitte LR mais je reste dans l'opposition"

Valérie Pécresse : "je quitte LR mais je reste dans l'opposition"
"Ma démarche n'est pas de briser l'unité de la droite. Je ne veux pas créer de sécession, de division", a assuré Valérie Pécresse (illustration).
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, publié le dimanche 09 juin 2019 à 14h17

La présidente de la région Île-d-France a assuré dimanche dans l'émission "Le Grand jury", qu'elle n'avait pas l'intention de faire sécession de son groupe politique à l'Assemblée nationale. 

Invitée du Grand Jury LCI/RTL/ Le Figaro dimanche 9 juin, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a clarifié sa position après avoir annoncé cette semaine son départ du parti Les Républicains. Elle a quitté LR, mais assure rester dans l'opposition.

"Je joue collectif, avec le centre droit, à côté des LR, dans le cadre de l'initiative de Gérard Larcher". Le président du Sénat a annoncé, pour reconstruire la droite, la tenue d'une grande convention nationale. Cela doit se faire avec "trois piliers": un "pilier de droite conservatrice" qu'est LR, "un pilier centriste" et "la droite moderne", a développé Valérie Pécresse. 



Invitée à commenter la tribune des 72 maires de la droite et du centre publiée dans le journal du dimanche, elle a affirmée "ne pas du tout partager leur appel" : "Soyons très clairs : moi je quitte le  LR mais je reste de droite et je reste dans l'opposition". Elle reste dans l'opposition et assure qu'elle n'a pas l'intention de créer un groupe à l'Assemblée nationale. "Ma démarche n'est pas de briser l'unité de la droite. Je ne veux pas créer de sécession, de division", a-t-elle affirmé. 

"Cette droite moderne, je souhaite la construire" 

Valérie Pécresse souligne toutefois "que l'appel de 72 maires de la droite et du centre montre encore plus s'il en était l'urgence de construire une droite moderne. Une droite qui corresponde à la sensibilité de ses maires de droite et du centre qui ont toujours été dans notre famille politique". L'ex-ministre entend se positionner comme la personnalité qui incarnera cette "droite moderne". "Cette droite moderne, il faut l'incarner, je souhaite la construire. Il y a urgence."  


La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse croit qu'il y a une place à prendre sur ce créneau car non, "Emmanuel Macron n'est pas de droite, c'est une mystification". Et d'assurer : "Depuis que j'ai décidé d'incarner la droite moderne, je reçois des dizaines de textos et de mails". Interrogée à plusieurs reprises sur ses ambitions présidentielles éventuelles pour 2022, Valérie Pécresse a botté en touche, jugeant "très indécent" d'évoquer cette échéance.  Enfin, la présidente de région a rapporté s'être entretenue avec le président du Sénat et Nicolas Sarkozy avant d'annoncer son départ. L'ex-chef de l'Etat a été a-t-elle dit, "un peu surpris". Mais il a compris "que je n'arrivais plus à faire vivre les valeurs de droite telles que je souhaite les exprimer dans Les Républicains".

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