Valérie Pécresse investie par les Centristes et l'UDI : "Mon projet est 100% compatible avec vos valeurs", leur promet-elle

Valérie Pécresse investie par les Centristes et l'UDI : "Mon projet est 100% compatible avec vos valeurs", leur promet-elle©JULIEN DE ROSA / AFP

publié le samedi 22 janvier 2022 à 16h17

"Nous sommes ici pour incarner une troisième voie entre l'immobilisme et la démagogie", a fait savoir Valérie Pécresse lors du Conseil national des Centristes ce samedi 22 janvier.

"Mon projet est de droite, il est de rupture, mais il est 100% compatible avec vos valeurs." A moins de trois mois de la présidentielle, la candidate LR a successivement reçu l'investiture des Centristes puis de l'UDI, deux petites formations de centre-droit qui réunissaient chacune leur conseil national samedi.

Elle leur a promis "un programme de puissantes réformes", sans lâcher sur la fermeté en matière de régalien.



Elle s'exprimait lors du Conseil national des Centristes, qui venaient de voter une motion lui promettant de s'engager "pleinement et totalement pour sa campagne".

"Nous sommes ici pour incarner une troisième voie entre l'immobilisme et la démagogie", a encore assuré Valérie Pécresse.

Rendant hommage à la "fidélité" du parti présidé par Hervé Morin, elle a salué des valeurs dans lesquelles elle "se reconnaît" : "L'Europe, la solidarité, la liberté, la décentralisation" mais aussi "ouvert sur la société, ses évolutions" telles que "l'égalité entre tous quelle que soit leur couleur ou leur origine, l'égalité femmes-hommes".

Face au "cynisme présidentiel", la présidente de l'Ile-de-France a promis de "remettre de l'ordre dans les comptes" avec un programme de "puissantes réformes" sur les retraites, l'assurance chômage ou la décentralisation.

"Nous allons mettre au coeur de notre projet éduquer", a-t-elle également promis, en reprenant son idée de "nation éducative" qui "mettra fin au collège unique qui est en fait uniforme".




"Je ne suis pas zig-zag"

Critiquant sans le nommer Eric Zemmour, elle a estimé que "l'inclusion scolaire n'est pas une obsession dangereuse, mais une ardente obligation" car "nous devons apprendre l'existence de la vulnérabilité et de la différence". Et "je veux parler aussi dans cette campagne de tendresse, d'amour et de fraternité", a lancé l'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur.

"Je ne suis pas zig-zag, je ne dis pas à chacun ce qu'il souhaite entendre", a-t-elle ajouté au lendemain d'une visite au très droitier Laurent Wauquiez, en soulignant son "obsession" de "refaire nation".

"Avec moi vous aurez une présidente qui remettra de l'ordre", a-t-elle assuré en proposant un "pacte d'impunité zéro" et un "plan d'urgence".

Hervé Morin de son côté a assuré n'avoir "aucun problème" avec cette fermeté sur le régalien. "Quand on est de centre-droit on est libéral, on est attachés aux libertés individuelles, mais on est aussi pour un Etat fort sur ses missions régaliennes, capable d'assurer la sécurité, la justice et la protection de nos compatriotes", a-t-il ajouté.

Valérie Pécresse est ensuite attendue au Conseil national de l'UDI, qui devrait aussi lui voter son soutien.

Retrouvailles avec Laurent Wauquiez

La veille, la présidente du conseil régional d'Île-de-France et Laurent Wauquiez ont affiché leur unité en Haute-Loire pour "gagner ensemble" la présidentielle, et tourner le dos au passé. "L'accueillir ici est un symbole de mon soutien et de mon engagement total aux côtés de Valérie", a assuré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la petite ville de Dunières.

"Je serai totalement engagé à ses cotés dans cette campagne parce que c'est la seule chose qui m'intéresse", a-t-il ajouté en rappelant : "L'enjeu pour nous, c'est la présidentielle". "On va gagner ensemble, c'est moi qui vous le dis", a assuré Valérie Pécresse, en saluant "un grand président de région".

Selon un sondage, Emmanuel Macron obtiendrait 25% au premier tour si celui-ci avait lieu dimanche, devant Valérie Pécresse (LR) et Marine Le Pen (RN) à égalité à 15,5%, selon une enquête Ipsos-Sopra Steria samedi pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof auprès de plus de 12.500 personnes.

Au second tour, le quasi-candidat l'emporterait avec 54% des voix face à Valérie Pécresse (46%), et 57% contre Marine Le Pen (43%).

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