Valérie Pécresse est "prête à être la première femme présidente de la République"

Valérie Pécresse est "prête à être la première femme présidente de la République"
Valérie Pécresse le 8 avril 2021.

publié le samedi 24 juillet 2021 à 13h01

"Les femmes qui jouent les seconds rôles, c'est terminé dans la France d'aujourd'hui", prévient la présidente de l'Île-de-France, tout juste lancée dans la course à l'Elysée. 

Officiellement lancée dans la course à la présidentielle, Valérie Pécresse ne perd pas de temps. Au lendemain de l'officialisation de sa candidature à la primaire de la droite, la présidente de la région Île-de-France s'est rendue vendredi 23 juillet dans la Drôme pour rencontrer des patrons de PME.

Un premier déplacement en tant que candidate consacré à "la liberté d'entreprendre, la liberté d'innover, aujourd'hui entravée par l'enfer bureaucratique". 



"Il était important de me lancer vite, parce que l'on a neuf mois pour être totalement prêts en avril. Je suis une femme, neuf mois, c'est le temps d'une grossesse, je sais que ça passe très vite", a-t-elle expliqué. Interrogée sur un éventuel ralliement à un autre candidat qui se révèlerait mieux placé, la présidente (Libres!, ex-Les Républicains) réélue de la région Île-de-France a déclaré : "Les femmes qui jouent les seconds rôles, c'est terminé dans la France d'aujourd'hui, moi je suis prête à être la première femme présidente de la République".

"Je viens de gagner une élection régionale en Île-de-France, une région qui est sociologiquement plutôt de gauche, mais j'ai réussi à rassembler, de la droite souverainiste jusqu'à la gauche républicaine et sociale démocrate", a argué Mme Pécresse, en référence, sur ce dernier point, au soutien du président du Printemps républicain et de l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Mme Pécresse et quatre autres candidats putatifs de la droite s'étaient réunis mardi à Paris sous l'égide du parti Les Républicains, et étaient convenus d'une "candidature unique" en 2022. Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui était absent, s'est déjà déclaré et refuse à ce stade de participer à une primaire. 

"Il y a une formidable équipe de France de la droite et du centre qui a émergé des régionales, mais il faut un capitaine à cette équipe et ce capitaine, ce sont les Français qui doivent le choisir. Personne n'est légitime à se proclamer tout seul capitaine, donc il y aura un choix, et ce choix il peut se faire notamment grâce à la primaire ouverte de la droite et du centre", a réaffirmé Valérie Pécresse. 

"En 2017, on pensait gagner en étant trop sûrs de nous. On a pris le risque de se diviser. Aujourd'hui, on est challengers avec l'humilité qui va avec, mais aussi la nécessité de se rassembler", a-t-elle ajouté. 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.